Les membres adhérents du conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui a tenu son assemblée générale le 18 juillet, ont voté à l’unanimité un accord interprofessionnel cadre pour la régulation du marché. Son objectif vise à lutter contre la baisse brutale des cours et donc à trouver un équilibre entre offre et demande. Il prévoit pour cela la possibilité de mettre en réserve une partie de la récolte, stock qui alimenterait progressivement le marché. Avec une année de recul sur le lancement du plan anti-crise, Georges Haushalter, président du CIVB, se montre confiant : « Si nous savons corriger les défaillances dans l’organisation de notre offre, dans la régulation de notre production, dans notre réflexion marketing, dans la défense de nos appellations et dans la traçabilité de nos produits, notre filière dispose d’un réel potentiel de développement et de valorisation ». Selon le président du CIVB, Bordeaux a récupéré la moitié de ses pertes, essentiellement sur l’export où près de 700 000 hectolitres avaient été perdus, et devrait finir l’année à 5,4 millions d’hectolitres (en 2009, la production ressortait à 5 millions d’hl). Un niveau toutefois qualifié d’« encore insuffisant ». Inscrit dans le marbre du plan Bordeaux Demain de juillet 2010, la filière viticole bordelaise a comme objectif, sur le moyen long terme, une production de 6,3 millions d’hectolitres, avec une diminution de sa production de vin de table de près de moitié (-47%), une augmentation des vins d’entrée de gamme - qui se vendent entre 2 et 6 euros - de 11%, de moyenne gamme (6 à 20 euros) de 57% et de haut de gamme (supérieur à 20 euros) de 34%. Par ailleurs, une campagne publicitaire mondiale, collective, a été annoncée pour cet automne.
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