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Bovins : « grande déception » de la FNSEA sur la défiscalisation

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Dans un communiqué du 20 décembre, la FNSEA, ses associations spécialisées bovines FNPL (lait) et FNB (viande), ainsi que les Jeunes agriculteurs, font part de leur « grande déception » concernant la mise en œuvre de la défiscalisation des stocks d’animaux. « Pour que cette disposition soit pleinement mobilisable par les éleveurs, il était essentiel que la déduction de l’assiette sociale soit également prise en compte, comme pour toute mesure fiscale. Ce n’est pas le cas ! », dénoncent les syndicats. En raison de ce « manque d’attractivité », les organisations nourrissent de « sérieux doutes sur l’utilisation de l’enveloppe prévisionnelle de près de 100 M€ ». Selon elles, « sans des signaux forts, le potentiel de production va continuer à régresser dangereusement, ces deux cheptels (laitier et allaitant, NDLR) étant en forte décapitalisation ».

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Au Sommet de l’élevage de Cournon le 6 octobre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait annoncé que le projet de loi de finances (PLF) pour 2024 comprendra une défiscalisation de « 150 euros par vache », qui vise à « réduire l’imposition des éleveurs qui résulte de l’augmentation de la valeur de leur stock ». Visant à lutter contre la décapitalisation, cette mesure est plafonnée à « 15 000 € par exploitation, soit 100 vaches ». Prise à la demande de la FNSEA, elle vise à compenser l’effet de l’inflation, qui a renchéri le prix des animaux du cheptel souche. « La valeur des vaches a pris entre 400 et 500 euros en un an », indiquait en septembre son vice-président Luc Smessaert à Agra Presse. Cette mesure fait partie d’un plan de « reconquête » plus large pour l’élevage, dévoilé par le gouvernement à Cournon.

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