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Bovins: la Cour des comptes veut faire évoluer les aides

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En parallèle des deux principales recommandations – mieux accompagner les éleveurs vers la reconversion et définir une stratégie de réduction du cheptel –, la Cour des comptes recommande dans son rapport du 22 mai de « faire évoluer la politique de soutien à l’élevage bovin ». Et ce, pour concilier les objectifs de rentabilité des exploitations et les engagements pris par la France sur le climat dans le cadre du Global Methane Pledge (réduction de 30 % des émissions de méthane). Les magistrats partent du constat que la « majorité » des dispositifs d’aides mis en œuvre lors des deux dernières programmations PAC ont été « insuffisamment discriminants et très coûteux », poussant les exploitants à maintenir des « systèmes structurellement déficitaires ». Ils pointent également que les aides versées ne valorisent pas suffisamment les exploitations ayant une rentabilité faible, mais des externalités positives sur le plan social et environnemental.

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Ainsi, la Cour des comptes estime « nécessaire de construire un système d’aides plus individualisées, conciliant les paramètres de performance économique et de performance socio-environnementale ». Les nouvelles règles d’attribution devront ainsi pousser les exploitations les moins performantes à « tendre vers des modèles d’exploitations économiquement plus solides, plus attractifs et plus durables ». La Cour recommande également de différencier les exploitations en fonction de leur zone d’implantation pour évaluer la pertinence de l’extension ou du maintien de l’élevage sur le territoire en question. Le développement des activités de méthanisation et d’agrivoltaïsme devrait aussi être intégré à la stratégie d’aides de l’État, ajoute la Cour. Sans les aides publiques, 90 % des exploitations allaitantes et 40 % des exploitations laitières auraient un résultat courant avant impôt négatif, selon les estimations du ministère de l’Agriculture.

Développement des activités de méthanisation et d’agrivoltaïsme