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Bovins viande : engraissement « dynamique » en France, au détriment de l’export de broutards

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Depuis début 2024, « les mises en place de broutards pour la production de jeunes bovins en France étaient dynamiques, stimulées par la demande de l’aval », indique l’Institut de l’élevage (Idele) dans sa note de conjoncture Tendances du 17 septembre. Entre janvier et juillet 2024, les engraisseurs français ont acheté 10 000 animaux de plus que l’année précédente (+ 5 %), soit 203 000 broutards en tout. Une orientation qui se confirme depuis plusieurs années, portée par l’essor de la viande hachée consommée en RHD. Dans un contexte de décapitalisation et de recul des naissances (-2,4 % de veaux nés de mère allaitante en un an sur juillet 2023-juin 2024), le développement de l’engraissement en France réduit le disponible pour le débouché traditionnel de l’exportation des broutards. Entre le 1er janvier et le 18 août, ces flux ont reculé de 6 % sur un an (40 000 animaux en moins). Une chute qui touche avant tout les broutards charolais, « à la fois plus touchés par la décapitalisation que les limousins et préférés par les engraisseurs français ».

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En revanche, avance l’Idele, les exportations de bovins vifs « ne semblent pas avoir pâti » des crises sanitaires liées à la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) et à la maladie hémorragique épizootique (notamment). En août, les envois vers l’Italie et l’Espagne – les deux premiers débouchés – s’affichaient en hausse sur un an, de respectivement 2 % et 18 %. Pour ces deux destinations, les protocoles sanitaires pour l’export d’animaux vivants issus de la zone régulée FCO-3 ont été calqués sur ceux pratiqués pour la FCO-8, en vigueur depuis des années dans tout l’Hexagone (désinsectisation et PCR négative, plus vaccination obligatoire des broutards pour l’Espagne).

Les exportations de broutards « ne semblent pas avoir pâti » de la FCO