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Bovins viande : le marché français se stabilise

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La baisse des prix des bovins viande semble s’achever, avec des cours qui se stabilisent dans toutes les catégories ces dernières semaines.

Comme attendu, après deux mois de chute, les prix des bovins ont fini par se stabiliser. Au 1er juin, dernière cotation connue, le prix moyen pondéré (PMP) des gros bovins entrée abattoir s’établissait à 6,88 €/kgéc, un niveau stable depuis deux semaines. « Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mai. « Les acteurs de la filière nous disent qu’ils sont redescendus à des niveaux qui leur permettent de commercer », abonde Cédric Mandin, secrétaire général de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA). Depuis le début de la baisse, fin mars, « on a perdu 70 à 80 centimes du kilo » pour certains types d’animaux, selon cet éleveur vendéen.

Dans le détail, les cotations des vaches, première catégorie consommée en France, ont rebondi en semaine 22 (du 25 mai). Une hausse annulée au centime près la semaine suivante. « Les cours des vaches avaient un peu reculé après Pâques mais cette période semble se clôturer », observait l’Idele dès le 28 mai, notant que « les effectifs se présentant à l’abattage restent toujours très faibles ». Les prix des broutards exportés vifs se stabilisent, voire reculent légèrement (entre -1 et -4 ct€/kg vif en semaine 23).

« Les fondamentaux ne sont pas dégradés »

Quant aux prix des jeunes bovins (JB) engraissés en France, leur chute tend aussi à ralentir (entre -1 et -2 ct€/kgéc, toujours en semaine 23). « C'est encore un peu tendu en JB, confirme Cédric Mandin auprès d’Agra Presse. On observe encore un peu de délais d’attente pour accepter les animaux en abattoir. » Au printemps, le marché des JB subit habituellement une baisse saisonnière, due « à une demande qui diminue après l’hiver », rappelle l’Idele. Celle-ci a été « particulièrement marquée » cette année, dans un contexte de « baisse de pouvoir d’achat en Europe ».

En hausse quasi continue depuis 2024, les cours de tous les bovins avaient chuté en avril ; une baisse « injustifiée » pour la FNB, qui avait déclenché des actions syndicales. « Nous avons mis la pression lors de la dernière section bovine d’Interbev » (interprofession), rapporte M. Mandin, soulagé que la baisse soit « enrayée pour le moment ». Le secrétaire général de la FNB dénonce « une chute beaucoup trop brutale et incohérente, alors que les fondamentaux du marché ne sont pas dégradés » : au niveau européen, le manque d’animaux persiste et la consommation se tient. Et, malgré la récente chute, les cours des bovins restent à des niveaux historiquement élevés.

YG

Depuis fin mars, « on a perdu 70 à 80 centimes du kilo »