Réagissant au lancement de la campagne de vaccination préventive contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les Pyrénées, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) Patrick Bénézit a demandé le 16 décembre des commandes de vaccins « beaucoup plus massives, pour que les éleveurs soient rassurés en cas d’évolution de la situation ». « Il serait logique d’avoir plusieurs millions de doses d’avance », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse commune avec son homologue de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA). Ce dernier fixe, lui, la barre à « 30 ou 40 % du cheptel bovin ». Le même jour, les Jeunes agriculteurs ont aussi déploré dans un communiqué « le manque d’anticipation dans la fourniture de vaccins ».
« Nous avons un million de doses en stock dans notre plateforme logistique », a indiqué la directrice générale de la DGAL (ministère de l’Agriculture), Maud Faipoux, lors d’une audition par les députés de la commission des Affaires économiques le 17 décembre. « Chaque fois que nous consommons nos stocks, nous les remplissons », précise la fonctionnaire, selon qui les pouvoirs publics n’ont pas été pris au dépourvu. Au début de l’épizootie, fin juin, la France a mobilisé la réserve européenne et a reçu 350 000 doses pour la première campagne de vaccination dans les Savoies. Puis, le ministère « a passé un marché avec un laboratoire aux Pays-Bas, filiale d’un laboratoire africain et le seul à produire ce vaccin en Europe », rapporte Mme Faipoux. « Nous avons travaillé avec eux pour augmenter leur capacité de production ». Aujourd’hui, « ils fabriquent en flux tendu. Nous passons commande, et nous sommes livrés 15 jours après ».
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YG