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Brésil : Bruxelles confiante malgré les failles des contrôles sur l’utilisation d’hormones

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La Commission européenne s’est voulue rassurante, le 25 février, après la publication, par la presse néerlandaise, des résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traités à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. « Cela a été détecté, cela a été clairement contrôlé, et cela a été inscrit dans notre système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) », a précisé une porte-parole de la Commission européenne, alors qu’une dizaine d’Etats membres ont pris des mesures. Et d’ajouter : « Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil ». « C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles ». Bruxelles rappelle également que l’UE est protégée par « certaines des conditions et exigences les plus strictes au monde en matière de sécurité alimentaire ». « Cela signifie que tout ce qui se trouve dans votre assiette et provient de l’UE a la même qualité que tout ce qui vient de l’extérieur de l’UE », ajoute la porte-parole.

Lire aussi : Brésil : le système contrôle de l’utilisation d’hormones de croissance jugé « inefficace »

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En parallèle, les services vétérinaires de la Commission européenne (OAV) ont publié le même jour un nouveau rapport d’audit, un peu moins de deux ans après un premier rapport qui avait révélé des failles du système brésilien de contrôle de l’utilisation d’hormones de croissance. Ce nouveau rapport conclut que le Brésil n’a pas totalement pris en compte les recommandations soumises par Bruxelles en 2024. Les auteurs indiquent notamment que les mesures brésiliennes pour garantir que les produits provenant de bovins traités à l’œstradiol 17β à des fins zootechniques ou thérapeutiques ne soient pas exportés vers l’UE ne sont pas pleinement mises en œuvre. Ils notent toutefois des améliorations notables concernant le réseau de laboratoires brésiliens de contrôle.