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Brésil : les ranchs qui déforestent le plus peuvent « blanchir » leur cheptel, affirme Courrier international

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En Amazonie, les grandes exploitations d’élevages peuvent passer entre les mailles du filet de la politique anti-déforestation au Brésil. Cette dernière incite les industriels à s'approvisionner auprès des ranchs qui ne déforestent pas. Dans l’article « Amazonie : l’effet bœuf » publié dans le Courrier international la semaine du 5 au 11 novembre, le journaliste Pete Spotts explique : « Les élevages qui approvisionnent JBS (numéro un mondial de la viande, N.D.L.R.) sont la dernière étape du bétail avant l’abattoir. C’est là qu’il subit son dernier engraissement. Il est difficile de dire d’où viennent ces bêtes. Des ranchs avec de forts taux de déforestation peuvent "blanchir" leur cheptel en l’envoyant dans ces exploitations "propres". » Une étude a été publiée sur ce sujet par des chercheurs américains et brésiliens. Malgré un fort ralentissement du déboisement au Brésil (- 80 % entre 2004 et 2014), les chercheurs recommandent au gouvernement de mettre en place un suivi des bêtes depuis la naissance jusqu’à l’abattoir, « données qui seraient rendues publiques ».

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