Malgré encore de nombreuses divergences, l’UE et le Royaume-Uni doivent conclure un accord avant la fin du mois de novembre. Des négociations, décisives, se tenaient à Londres jusqu’au 13 novembre et devaient se poursuivre les jours suivants à Bruxelles.
Alors que la date butoir de la mi-novembre pour conclure un accord sur les relations post-Brexit ne sera pas tenue, l’UE et le Royaume-Uni poursuivaient à Londres, du 9 au 13 novembre, leurs pourparlers sur les trois principales pierres d’achoppement des négociations. « Mettre en place une gouvernance efficace et des mécanismes d’application entre partenaires internationaux tout en respectant l’autonomie de l’UE et de la souveraineté du Royaume-Uni », rappelle sur Twitter Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE. Il ajoute que « des garanties solides de commerce libre et équitable et de concurrence sont indispensables, basées sur des normes élevées communes » et « dans l’intérêt des deux parties, un accès stable et réciproque aux marchés et aux possibilités de pêche est nécessaire ». Pour l’instant, des divergences subsistent, malgré des progrès notables, précise la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Inquiétudes
Les négociations devaient se poursuivre à partir du 16 novembre à Bruxelles, où un « accord devra être conclu, sinon il n’y en aura pas », a prévenu un diplomate européen. Par ailleurs, l’élection de Joe Biden à la tête des États-Unis et le rejet par les Lords (chambre haute du Parlement britannique) le 9 novembre, du texte controversé sur le marché intérieur (1) sont deux éléments positifs qui stimuleront les deux parties pour conclure rapidement un accord.
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Malgré l’avancement des négociations, « des inquiétudes de fond ne sont pas réglées et de nombreux doutes persistent », alertent en France la FNSEA, l’Ania (agroalimentaire) et la Coopération agricole, dans un communiqué commun le 10 novembre. Celles-ci rappellent l’importance du maintien des règles du jeu équitables et le respect de l’intégrité du marché unique. Alors que le Royaume-Uni souhaite signer un accord commercial avec Washington, ces organisations alertent sur le risque des importations américaines de « poulet au chlore et le bœuf aux hormones » sur le sol européen, qui ne respectent pas les normes de l’UE. Par ailleurs, elles demandent de mettre à disposition du secteur agro-alimentaire la réserve d’ajustement pour le Brexit, dotée de 5 Mrds €, dès le 1er janvier.
(1) Voir n° 3760 du 05/10/2020