Alors que des progrès sur le protocole nord-irlandais entre l’UE et le Royaume-Uni ne sont pas attendus avant les élections législatives d’Irlande du Nord (prévues le 5 mai), Londres aurait décidé de présenter un projet de loi visant à octroyer aux ministres des pouvoirs unilatéraux pour désactiver des éléments clés du protocole. Devant les députés de la Chambre des communes le 20 avril, le ministre chargé des opportunités du Brexit, Jacob Rees-Mogg, a notamment averti que « le Royaume-Uni réformera le protocole nord-irlandais si l’UE ne le fait pas ». Selon The Guardian, il aurait également expliqué que « le protocole était rédigé de telle sorte qu’il pouvait être remplacé ». Après la menace de l’activation de l’article 16 (suspension unilatérale du protocole), cette décision risque une nouvelle fois d’enfreindre les règles internationales. En retour, l’UE pourrait menacer de suspendre l’accord de commerce et de coopération, ce qui lui permettrait d’imposer des droits de douane.
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Prolongement de la période de grâce
Dans le même temps, Jacob Rees-Mogg a exhorté le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à prolonger la période de grâce concernant les contrôles douaniers post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni. L’objectif pour Londres est ainsi d’éviter d’ajouter de nouveaux coûts sur les importations qui engendreraient un renchérissement des prix des produits alimentaires déjà sur une tendance haussière depuis la guerre en Ukraine. D’après le Financial Times, alors que la durée de l’ajournement est en cours de discussion, l’une des options à l’examen est d’attendre jusqu’en 2025, date à laquelle de nouveaux systèmes doivent être mis en place. Initialement, les contrôles complets sur les importations en provenance de l’UE devaient entrer en vigueur au 1er juillet. Si cette perspective devait se concrétiser, il s’agirait alors du quatrième report depuis la fin de la période de transition du Brexit le 31 décembre 2020.