Alors que Londres avait déclaré les pourparlers « terminés » après que les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept réunis en sommet le 15 octobre, avaient exigé de sa part des concessions, les deux parties ont décidé finalement de reprendre place à la table des négociations, du 22 au 25 octobre, afin d’arriver à un accord sur leur future relation. Pour la première fois, les discussions se font « sur la base de textes juridiques » sans attendre un compromis de principe, a notamment précisé le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. De son côté, le Royaume-Uni qui réclame de la part de Bruxelles, « un changement fondamental d’approche » a salué cette proposition.
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Avant cette nouvelle session intensive de pourparlers, Londres avait notamment indiqué que « des différences significatives de position demeurent sur les sujets les plus difficiles (pêche, conditions de concurrence équitable et gouvernance, ndlr) mais nous sommes prêts avec l’UE à voir s’il est possible de les rapprocher ». Par ailleurs, devant les eurodéputés, Michel Barnier a même indiqué le 21 octobre qu’il était prêt à rechercher « les compromis nécessaires, de chaque côté ». « Tout futur accord se fera dans le respect de l’autonomie de décision de l’UE et dans le respect de la souveraineté britannique », a-t-il également promis. Toutefois, le président du Conseil européen Charles Michel estime important qu’avant toute avancée, Londres retire sa loi sur le marché intérieur afin de respecter l’ensemble des dispositions inscrites dans l’accord de retrait entré en vigueur en février de cette année. Ce dernier a également reproché au Royaume-Uni, le 21 octobre devant les eurodéputés, de vouloir accéder au marché unique européen « tout en étant capable de s’écarter de nos normes et réglementations, quand cela lui convient ». « On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière », a-t-il lancé. Dans ce contexte tendu, l’UE reste optimiste quant à un accord d’ici la fin du mois d’octobre.