Alors que l’interdiction d’éliminer les poussins mâles dans la filière des poules pondeuses entre en vigueur le 1er janvier 2023, L214 exige « l’interdiction du broyage des poussins dans les couvoirs, toutes filières confondues », d’après un communiqué du 15 décembre. L’association abolitionniste illustre sa demande par une vidéo tournée dans le couvoir Caringa Sud-Ouest, à l’Isle-Jourdain (Gers), contre lequel elle porte plainte. Dans cette filiale de la coopérative Maïsadour, « spécialisée dans l’accouvage des volailles dites traditionnelles et festives », « des milliers de poussins sont jetés vivants dans une broyeuse, chaque semaine », rapporte L214. Ce couvoir livre « environ 300 000 poussins dans les élevages » par semaine. Une partie des poussins qui y naissent sont triés, « car certains élevages ne souhaitent recevoir que des mâles ou, inversement, que des femelles », afin notamment d’homogénéiser les lots. « D’autres poussins sont écartés de la vente (poussin trop petit, plumage humide, cordon mal cicatrisé, malformation, etc.) », relève l’association, qui demande que « tous les poussins et autres oisillons qui font l’objet d’un sexage soient sexés in ovo », à l’instar de la filière poules pondeuses.
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Depuis le 1er janvier 2023, l’ovosexage est obligatoire en poules pondeuses, à l’exception des souches blanches (15 % du cheptel), dont les poussins doivent être gazés et destinés à l’alimentation animale. Une transition synonyme de lourds investissements, accompagnés par l’État à hauteur de 10 M€. Dans un communiqué du 15 décembre, Hy-Line, le premier accouveur français à s’être équipé de la technologie AAT (spectrophotométrie), rappelle avoir investi 3,8 M€ pour adapter son couvoir de Loudéac.