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Nitrates bretons Bruno le Maire : « Compétitivité et environnement sont compatibles »

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Après la polémique des « amendements le Fur » sur les extensions d’élevage hors sol, Bruno le Maire et Chantal Jouanno sont allés sur le terrain, en Bretagne, réaffirmer la volonté du gouvernement de régler le problèmes des excès de nitrates. Six mois après le lancement du plan algues vertes, les ministres ont salué le travail engagé sur le terrain et ont rappelé aux éleveurs que compétitivité et environnement était parfaitement compatibles.

Bruno Le Maire et Chantal Jouanno se sont rendus lundi 19 juillet dans les Côtes-d’Armor pour faire un point d’étape sur le plan de lutte contre les algues vertes lancé le 5 février dernier. Après les débats houleux autour des amendements le Fur (sur le seuil de déclenchement d’une procédure d’autorisation d’installation classée pour les élevages de porcs) qui ont animé l’Assemblée nationale début juillet, les ministres voulaient rappeler que l’environnement et l’agriculture étaient compatibles. « Il faut une agriculture durable, acceptée par la société. C’est aussi votre intérêt économique », a déclaré Bruno Le Maire devant des éleveurs.

Des efforts importants

« Il faut aller beaucoup plus loin que les normes européennes, et réduire encore de plus de moitié, voire diviser par trois, ces nitrates dans les eaux pour essayer de régler ce problème », a déclaré la secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Mais « il faudra des années », a-t-elle souligné. Le plan, doté de 134 millions d’euros sur la période 2010-2014, prévoit de réduire les flux de nitrates de 30 à 40% à échéance de 2015. « En un an, je considère que des efforts importants ont été accomplis et que des résultats commencent à venir », a tenu à préciser le ministre de l’Agriculture. Après avoir visité une exploitation agricole porcine équipée d’une unité de méthanisation, Chantal Jouanno et Bruno le Maire ont inauguré les installations de traitement des algues vertes de l’usine de tri compostage de Launay-Lantic. Les associations de lutte contre les marées vertes (Eaux et rivières, Côtes d’Armor nature environnement…) qui ont boycotté la visite, ont réagi dans un communiqué, regrettant que « le plan “algues vertes” renforce hélas chaque jour la priorité donnée par les pouvoirs publics à l’action curative. Elle va coûter de plus en plus cher aux contribuables sans rien résoudre sur le fond ».

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