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Pac Bruno Le Maire évoque une modulation des aides en fonction des cours

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Le ministre de l’Agriculture qui intervenait, le 10 novembre au congrès de la coopération agricole, a insisté sur la « nouvelle légitimité » à donner à la Pac et aux aides. Le ministre a évoqué une modulation de ces soutiens en « fonction de la réalité des marchés ». En clair, il s’agit de rendre les soutiens flexibles en fonction de la situation plus ou moins favorable des marchés. Il répondait dans son discours à Philippe Mangin, partisan d’une Pac rénovée avec des « soutiens flexibles ».

Rendre légitime la Pac pour sauver son budget. Déjà en mars 2009, en plein débat sur le bilan de santé de la Pac, les Jeunes agriculteurs avaient évoqué lors du congrès de la FNSEA, l’intérêt de DPU (droits de paiement unique) flexibles en fonction des cours des marchés. Bruno Le Maire, le 10 novembre, n’a pas dit autre chose devant les présidents des coopératives réunis pour leur deuxième congrès à Paris. La Pac, a-t-il expliqué, n’est pas une politique pour les agriculteurs. Elle est d’abord au service des 500 millions de consommateurs européens, a-t-il dit. Réussir à maintenir le budget de la Pac qui sera négocié en 2010 passe par « ce renversement majeur » de philosophie. Les aides de la Pac doivent être « légitimées », a ajouté le ministre qui a évoqué une modulation de ces soutiens en « fonction de la réalité des marchés ». En clair, il s’agit de rendre les soutiens flexibles en fonction de la situation plus ou moins favorable des marchés.

Corriger la volatilité des prix
Pour Philippe Mangin le président de Coop de France, « la volatilité des prix doit être corrigée par la flexibilité des soutiens publics ». En cas de chute des marchés, des mécanismes de régulation entreraient en fonction. Viendrait s’y ajouter une hausse des soutiens. À l’inverse, si les marchés devenaient favorables, la Pac servirait à contenir les hausses de prix et les soutiens seraient allégés. Le président de Coop de France a demandé au ministre d’engager avec les États membres une « réflexion moderne sur des instruments rénovés », « avant qu’il ne soit trop tard ».
Evidemment cette politique « alimentaire et agricole doit être fondée sur la régulation des marchés », souligne Bruno Le Maire. Sur ce sujet, il évoque « une préférence communautaire renouvelée », « le principe d’une taxe carbone aux frontières et des mécanismes d’interventions pour stabiliser les marchés ». « Il faut être prêts à avancer », a-t-il ajouté en précisant qu’il « prendrait l’initiative avant la fin de l’année d’une réunion des 21 États membres » favorables à la régulation du secteur laitier. « Le combat commence aujourd’hui », a-t-il conclu.

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