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Paris Bruno Le Maire favorable au « verdissement » du premier pilier de la Pac

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Lors de la présentation, le 22 septembre, des propositions d’un groupe de réflexion sur l’avenir de l’agriculture, le ministre français de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est dit « favorable au verdissement du premier pilier de la Pac », autrement dit à la prise en compte d’objectifs écologiques dans le pilier destiné au financement des aides directes.

Selon le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, « l’environnement ne doit plus être une sanction pour les agriculteurs mais une valorisation de leur travail. » Le ministre, s’exprimant lors de la présentation des conclusions d’un groupe de travail sur l’avenir de l’agriculture, le 22 septembre, a estimé qu’il est « favorable au verdissement du premier pilier de la Pac ». Une position très proche du commissaire européen à l’agriculture. Quant aux propositions du groupe de travail, très nombreuses, le ministre a estimé que toutes méritaient d’être mises en œuvre tout en affirmant que la position du gouvernement lui-même se trouve exprimée dans la position commune franco-allemande du 14 septembre dernier.

Le développement durable dans la Pac
Parmi ces propositions, la majeure partie se situent dans le cadre d’une « Pac forte, plus flexible et plus réactive ». Tandis que trois mesures prônent un renforcement de la régulation (dont celles émanant de Michel Prugue, président de l’INAO visant à « accorder des soutiens publics proportionnels à la volatilité des prix » ainsi que « le renforcement du rôle des groupements d’opérateurs »), la mise en place de filets de sécurité, d’assurances, d’aides flexibles, d’intervention, une grand nombre d’idées visent à encourager un développement durable. Parmi celles-ci : fixer des standards ambitieux, rémunérer les bonnes pratiques ; simplifier les mesures de conditionnalité ; rémunérer la contribution des agriculteurs au stockage de carbone et à l’entretien des espaces ruraux ; instaurer un «bonus » pour les agriculteurs qui vont plus loin que la réglementation en vigueur ; soutenir les investissements permettant de produire ou de faire des économies d’énergie, etc. Un foisonnement sans doute dû à la présence majoritaire, dans le groupe de réflexion, des personnalités non agricoles, représentant la société civile. Le rapport insiste, cependant, sur le développement de la contractualisation, l’incitation au regroupement des agriculteurs ainsi que l’encouragement du système coopératif : des propositions émanant, cette fois-ci, des personnalités issues du milieu agricole (Luc Guyau, René Carron, Michel Prugue) ou de l’agroalimentaire (Franck Riboud). Autre point fort des propositions : « Une nouvelle régulation internationale pour lutter contre la volatilité des prix », plusieurs membres du groupe prônant la mise en place de stocks stratégiques et la régulation des marchés dérivés des matières premières. Un rapport spécifique a été réalisé par le groupe sur ce sujet.

Le dossier de presse résultant de ce travail peut être téléchargé sur le site : agrapresse.fr

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