Abonné

Politique Bruno Le Maire : « L’avenir de l’agriculture est au local »

- - 3 min

Pour le ministre Bruno Le Maire, « l’avenir de l’agriculture est au local » a-t-il déclaré le 19 avril tout en assurant de son soutien l’initiative collective baptisée « le Petit Producteur ». Cette gamme initiée avec Monoprix propose plus de 500 références de produits agricoles (fruits et légumes et produits laitiers) sur 1000 points de vente. Une des particularités de ces produits : les producteurs apposent sur l’emballage leur photo, leur nom et leur adresse.

Ce n’est pas tous les jours qu’une initiative collective, si équitable et si durable soit-elle, reçoit le soutien appuyé d’un ministre. C’est le cas de la marque « Le Petit Producteur » qui propose plus de 500 références de produits agricoles partout en France. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans les murs du ministère à Paris, Bruno Le Maire a même précisé qu’il avait les bouteilles de lait siglée « Le Petit Producteur » dans son frigo. Sacré coup de pub pour une initiative qui rassemble plus de 400 producteurs et a conduit à lancer en partenariat avec les magasins Monoprix une gamme de produits laitiers locaux. Chaque producteur, selon les spécificités de ses cultures, est le seul à même de décider lorsque son produit est prêt à être mis en vente. Les producteurs apposent sur l’emballage leur photo, leur nom et leur adresse. Et le ministre de gentiment reprocher aux représentants de la marque le manque de femmes agricultrices sur les photos !

Modèle social
« Cela correspond aux attentes profondes des consommateurs qui ont envie de se réapproprier leur consommation », a souligné Bruno Le Maire, défenseur « du local et de la proximité » comme « modèle social et de choix de société ». « Le modèle ancien » de l’agriculture « engagée depuis longtemps » sur le marché mondial est « mauvais », a-t-il résumé. Autre dogme ébranlé, celui de la grande distribution comme responsable de tous les maux des filières agricoles. Malgré les nombreux conseils qu’il a eu au début de sa prise de fonction comme ministre de l’Agriculture, a raconté Bruno Le Maire, il a toujours résisté à « cogner sur les GMS » même si « les agriculteurs aiment cela » et « les consommateurs aussi », a-t-il indiqué. Les GMS « sont des boucs émissaires commodes » a-t-il ajouté. Il préfère « travailler en bonne intelligence » appelant au rassemblement des acteurs des filières.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.