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Lait Bruno Le Maire va défendre le gel des quotas à Bruxelles

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Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, va défendre à Bruxelles, le 5 octobre, le gel de l’augmentation des quotas laitiers pour 2010. Il en a fait l’annonce après avoir rencontré les acteurs de la filière laitière le 1er octobre. Il entend « porter cette demande » même si les soutiens sont rares (Allemagne et Irlande). Il souhaite surtout obtenir un « signal politique fort » sur « la volonté de l’Europe d’avancer sur la régulation du marché du lait ». Reste à convaincre 7 pays qui ne se sont pas ralliés à son mémorandum et surtout la Commission européenne.

Une « affirmation claire » des États membres de l’Europe » et de la Commission européenne sur leur « volonté » d’avancer sur la régulation du marché du lait. C’est le « signal politique fort » qu’espère le ministre de l’Agriculture français Bruno Le Maire. Celui qui a été à l’initiative de la réunion extraordinaire des ministres de l’Agriculture européen le 5 octobre n’attend donc pas des mesures concrètes de ce rendez-vous. Mais les lignes politiques doivent continuer à bouger, explique-t-il. C’est dans cet esprit qu’il demandera le gel de l’augmentation (à hauteur de 1 %) des quotas laitiers pour la campagne 2010 sans trop y croire. « Il est délicat de demander l’utilisation d’anciens outils tels que les quotas que l’Europe a décidé d’abandonner en 2015 », explique-t-il. Pour l’heure, seuls l’Allemagne et l’Irlande seraient susceptibles de le suivre. Mais il faut tenter. « On peut faire fromage et dessert ! » a-t-il lancé. À savoir obtenir la mise en place d’une nouvelle régulation européenne et le gel de l’augmentation des quotas.

Attention aux « intérêts français »
Mais si la décision de gel du quota n’est pas prise à l’échelle de l’Europe, la France ne jouera pas, seule, la bonne élève. Même accompagnée de l’Allemagne. « Ce n’est pas raisonnable pour les intérêts français », a-t-il résumé. Il n’est pas possible juridiquement ni souhaitable économiquement de procéder à ce gel des quotas au seul niveau français souligne-t-il.
Pourtant, son prédécesseur Michel Barnier, aujourd’hui député européen avait annoncé un gel temporaire des quotas laitiers français pour la campagne 2009-2010 en mars dernier. À chaque ministre sa méthode. Et Bruno Le Maire assure avoir encore des cartes en main sur le chapitre de la régulation. Ce sont ses collègues ministres qui en auront la primeur le 5 octobre a-t-il déclaré.

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