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Régime alimentaire/UE Bruxelles confirme les bienfaits sur la santé des acides gras « omega 3 »

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Invitée par un eurodéputé à répondre à la question de savoir quelle est la réalité des effets prétendument positifs liés à la consommation d’oméga-3 et si elle entend prendre des mesures, le cas échéant, pour informer les consommateurs sur le manque total de bienfaits liés à la consommation de ces compléments alimentaires, la Commission européenne a répondu que – bien au contraire – « les acides gras oméga 3 jouent un rôle important dans le régime alimentaire » et que, selon un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), « la consommation d’oméga 3 a des effets bénéfiques sur la santé ».

Dans sa réponse à l’eurodéputé, la Commission européenne a indiqué d’abord que les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires sont régies par le règlement 1924/2006 et que selon celui-ci, les allégations en question doivent être justifiées par des preuves scientifiques généralement admises. Elle a précisé ensuite que dans le prolongement de l’avis scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) adopté le 30 juin 2009 – avis dans lequel il est conclu que les acides gras oméga-3 jouent un rôle important dans le régime alimentaire –, l’exécutif européen a autorisé, par son règlement 116/2010, deux allégations nutritionnelles concernant spécifiquement ces nutriments : « source d’acide gras oméga-3 » et « riche en acide gras oméga-3 », dès lors qu’il est reconnu que la consommation de ceux-ci a un effet bénéfique. La réponse de la Commission ajoute que l’EFSA autorise, sur la base d’une évaluation scientifique « répondant aux exigences les plus élevées », comme le prévoit le règlement 1924/2006, une allégation de santé concernant les acides gras oméga-3 qui contribuent à une « fonction cardiaque normale », à savoir l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA).

Un marché de 10 milliards d’euros

La question de l’eurodéputé s’est basée sur une étude récente du Journal of the American Medical Association (JAMA) portant sur 70 000 patients, une étude qui n’aurait pas trouvé de relation entre la prise des acides gras omega 3 et une « réduction de la mortalité, toutes causes confondues, de décès d’origine cardiaque, de mort subite, de décès après infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral ». Et selon ce même député, « un marché considérable s’est développé, évalué à plus de 10 milliards d’euros, à la suite de la médiatisation des soi-disant bienfaits liés à la consommation de ces compléments, et la mention « riche en oméga-3 » figure notamment sur des margarines, boissons, petits pots pour bébés ». Ce pourquoi il a demandé à la Commission européenne si elle avait connaissance d’études similaires portant sur la réalité des effets « prétendument positifs liés à la consommation d’oméga-3 ».

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