La Commission européenne va mettre 314 millions d’euros à la disposition de 23 pays en développement, les plus durement touchés par la crise alimentaire, pour les aider à remettre leur agriculture sur pied. L’accent sera mis sur des mesures visant à améliorer l’accès aux intrants (engrais et semences).
Cette enveloppe de 314 millions d’euros constitue la première décision de financement arrêtée dans le cadre de la facilité alimentaire d’un milliard adoptée en décembre dernier par l’UE pour faire face aux nombreux problèmes de sécurité alimentaire rencontrés par les pays en développement. Des fonds seront distribués pendant trois ans (2009-2011) pour soutenir des actions visant à améliorer l’accès aux intrants (engrais et semences) et divers services agricoles (soins vétérinaires, conseils) dans cinquante pays. D’autres mesures, à petite échelle, seront également subventionnées pour accroître la production agricole (micro-crédits, infrastructures rurales, formation et soutien aux catégories professionnelles du secteur agricole). Toutes les aides transiteront par des organisations internationales telles que l’Organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ou le Programme alimentaire mondial.
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En Afrique, où sont situés la majorité des 23 premiers pays bénéficiaires, les plus grosses enveloppes iront à l’Ethiopie (45,4 millions d’euros), à la République démocratique du Congo (40,6) et au Kenya (31,2). La Commission européenne a également ciblé les territoires palestiniens (39,7 millions d’euros), les Philippines (31,9), la Birmanie (24,4) ou l’Afghanistan (24,2). Certains pays auxquels l’UE a coupé ses aides en raison de la situation politique pourront malgré tout bénéficier aussi de cette assistance spécifique, comme le Zimbabwe (15,4 millions).