Abonné

Bruxelles étudie la plainte US sur le dossier « poulets chlorés »

- - 2 min

La Commission européenne a regretté la décision des Etats-Unis de porter plainte contre l’UE devant l’OMC afin d’obtenir l’autorisation d’exporter de la volaille désinfectée au chlore sur le marché communautaire. « Nous allons étudier attentivement les revendications des Etats-Unis et nous allons engager des consultations en toute bonne foi », a indiqué son porte-parole.

Les Etats-Unis ont en effet demandé à l’OMC des consultations en vue de résoudre le différend avec l’UE concernant l’interdiction par l’UE d’importer et de mettre sur le marché de la volaille ayant subi un traitement de réduction des agents pathogènes, traitement qui a été jugé sain à la fois par la FDA (Federal Drug and Food administration) des Etats-Unis et l’AESA (Autorité européenne de sécurité européenne).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Invitée à réagir, l’industrie de la viande et des produits à base de viande de l’UE s’est contentée de rappeler que la Commission et les Etats-Unis allaient entamer des discussions à Genève sur ce dossier et que de toutes les façons l’UE a décidé à l’unanimité de maintenir l’interdiction d’importation en place depuis 1997. L’industrie rappelle à ce propos qu’en décembre 2008, les ministres européens de l’agriculture ont voté en ce sens en rejetant les efforts déployés par le commissaire européen à l’industrie, Günter Verheugen, pour lever l’interdiction, sous certaines conditions. Et que les députés européens ont, de leur côté, estimé en mai 2008 que la javellisation des poulets destinés à la consommation humaine n’est pas acceptable pour l’UE et qu’elle mettrait en péril l’ensemble des normes de la production alimentaire européenne.

Les Etats-Unis ont averti que si les consultations au niveau de l’OMC ne parviennent pas à régler le différend dans les 60 jours, ils seront en droit de demander à un panel de l’OMC afin de déterminer si l’UE agit en conformité avec ses obligations envers l’OMC.