Abonné

Abeilles Bruxelles veut mieux coordonner apiculture et développement rural

- - 4 min

La Commission européenne a l’intention de rechercher des synergies entre les mesures en faveur de l’apiculture et les programmes de développement rural, l’installation des jeunes et les mesures agro- environnementales notamment. Elle compte aussi mieux coordonner les efforts de recherche.

Le dernier rapport triennal de la Commission européenne sur la mise en oeuvre des mesures en faveur de l’apiculture, publié mi-août, annonce une proposition de modification de la réglementation pour garantir que ces soutiens puissent être appliqués et financés tout au long de l’année et pour améliorer leur gestion. Bruxelles veut également promouvoir une meilleure coordination entre les projets nationaux de recherche appliquée et les projets de recherche de l’UE afin d’optimiser l’utilisation de leurs résultats et d’améliorer leur diffusion auprès du secteur.
La Commission compte parallèlement « rechercher des synergies potentielles entre les mesures apicoles et les programmes de développement rural ». Cet effort « pourrait inclure des mesures de développement rural telles qu’une aide à l’installation des jeunes apiculteurs et à la modernisation des exploitations ainsi que le recours à des mesures agro- environnementales pour renforcer la présence des plantes mellifères pour les abeilles ».
 
Six mesures éligibles
L’Union participe au financement des programmes apicoles nationaux à concurrence de 50 % des dépenses supportées par les États membres, avec un budget de 32 millions par an pour la période 2011-2013.
Six mesures sont éligibles au soutien de l’UE : l’assistance technique, la prévention de la varroase, la rationalisation de la transhumance, l’analyse du miel, le repeuplement du cheptel apicole et la recherche appliquée.
Sur les trois dernières années, les deux dispositions les plus largement utilisées par les États membres étaient la lutte contre la varroase et l’assistance technique, précise le rapport de la Commission, qui couvre la période 2009/10-2011/12, soit la dernière année du précédent programme apicole de l’UE (2008-2010) et les deux premières du programme en cours (2011-2013).
Sur la base d’une étude confiée en 2012 à un consultant externe, Bruxelles constate que le soutien au secteur a permis de « contribuer à freiner la hausse des coûts de production », de « rendre l’activité apicole plus productive », de « favoriser la production de miel européen de haute qualité et de garantir que le segment inférieur de la production reste compétitif ». Enfin, « les mesures ont eu un effet positif indirect sur le développement rural et sur l’environnement ».
La Commission « n’envisage pas de modifier la liste des mesures éligibles pour l’apiculture ».
 
« De graves difficultés »
L’apiculture est « un petit secteur dominé par les (producteurs) non professionnels qui sont confrontés à de graves difficultés en raison, notamment, des pertes de colonies d’abeilles, de la hausse des coûts de production et des importations à bas prix », souligne le rapport de Bruxelles. La majeure partie du miel de l’UE est vendue directement aux consommateurs par les apiculteurs », bien que, « en Espagne, une grande part de la production est vendue au secteur de la transformation et du conditionnement, ce qui reflète la plus grande professionnalisation du secteur dans ce pays ».
L’UE est un importateur net de miel, sa production (217 000 tonnes en 2011) ne couvrant que 61,6 % de la consommation. Les trois principaux États membres producteurs sont l’Espagne, l’Allemagne et la Roumanie. Viennent ensuite la Hongrie, la France, la Grèce et la Pologne.
Les importations communautaires (149 284 t en 2012), proviennent essentiellement de la Chine (43 % du total), suivie de l’Argentine.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

apiculture
Suivi
Suivre
Commission européenne
Suivi
Suivre