« Il n’y a pas de temps à perdre » dans les négociations sur cadre financier pluriannuel de l’UE, prévient la nouvelle présidence croate du Conseil qui a pris ses fonctions le 1er janvier. Elle se dit « déterminée à parvenir à un accord ambitieux, équilibré et durable sur le nouveau cadre financier pluriannuel ». Mais après le peu d’avancées sur ce dossier enregistrées sous la présidence finlandaise durant le second semestre de 2019 (1), la Croatie ne devrait pas présenter de nouvelle version du « cadre de négociation » et va désormais laisser ces pourparlers entre les mains du président du Conseil européen, le Belge Charles Michel. Celui-ci mènera prochainement une série d’entretiens bilatéraux avec tous les États membres de l’UE afin de déterminer le meilleur moment pour tenter d’arracher un compromis. Un sommet exceptionnel des chefs d’État et de gouvernement pourrait se tenir fin février en vue de conclure un accord au printemps.
La Pac en attente
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La présidence croate reste néanmoins responsable des actes législatifs liés au budget 2021-2027. Mais, là encore, il sera difficile de progresser : le Parlement européen a décidé fin décembre de « geler » une grande partie des négociations avec les États membres sur les programmes concernés par le cadre financier pluriannuel en particulier la Pac et la politique de cohésion. Ce gel concernerait environ 45 textes législatifs, selon le décompte de la présidence croate qui prévoit quand même de continuer à négocier au niveau technique sur les dossiers législatifs déjà engagés dans les négociations interinstitutionnelles.
(1) Voir n° 3721 du 16/12/2019