La préparation du cadre financier pluriannuel post-2020 de l’UE est à l’ordre du jour de la commission des budgets du Parlement européen le 24 janvier sur la base d’un projet de rapport de Jan Olbrycht (groupe du Parti populaire européen, PPE, Pologne) et d’Isabelle Thomas (groupe des socialistes et démocrates, S & D, France). Les deux rapporteurs appellent à un « soutien continu » des politiques existantes, en particulier la Pac, celle pour la pêche et celle pour la cohésion (aide aux régions les plus pauvres). Ils rejettent « toute tentative de (les) renationaliser, car cela ne réduirait pas la charge financière sur les contribuables et les consommateurs et n’apporterait pas non plus de meilleurs résultats, mais hypothéquerait la croissance et le fonctionnement du marché unique tout en aggravant les disparités entre les territoires et les secteurs économiques ».
Le Parlement européen doit, selon le projet de rapport, « assurer le même niveau de financement de l’UE à 27 pour ces politiques au cours de la prochaine période de programmation tout en en améliorant la valeur ajoutée et en simplifiant les procédures qui leur sont associées ».
Bruxelles doit « augmenter le budget de la Pac après 2020 ou le maintenir au moins à son niveau actuel », insiste Sofia Ribeiro (groupe du Parti populaire européen, PPE, Portugal), auteure du projet d’avis de la commission de l’agriculture du Parlement européen sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE que celle-ci est appelée à voter le 23 janvier.
La durée de cette programmation « doit être aussi longue que possible (au moins sept ans) afin de garantir la prévisibilité et la stabilité du financement de la Pac », estime la rapporteure, qui invite la Commission européenne à « laisser intacts les paiements directs étant donné qu’ils permettent d’éviter les distorsions de concurrence entre les États membres », à « les maintenir sans aucun cofinancement national » et à « poursuivre le processus de convergence » de ces paiements directs entre les États membres.
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Politique de cohésion : la présidence bulgare de l’UE espère être « entendue »
La Bulgarie, qui a pris la présidence tournante de l’UE, s’est engagée à défendre les fonds de cohésion européens en faveur des États membres d’Europe centrale et de l’est malgré le trou dans le futur budget de l’Union provoqué par le prochain départ du Royaume-Uni.
« Je ferai de mon mieux pour qu’il n’y ait pas de réduction drastique en matière de politique de cohésion. Sinon nous nous sentirons sanctionnés. Nous espérons être entendus », a plaidé le 11 janvier le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, lors d’une conférence de presse à Sofia à l’occasion du lancement pour six mois de la présidence bulgare du Conseil de l’UE.