Plusieurs États membres (Espagne, Portugal, Irlande, Belgique, Slovénie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Bulgarie) se sont prononcés, lors d’une réunion des ministres de l’UE chargés des affaires européennes, le 18 septembre, pour un accord rapide sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 de l’Union, tandis que d’autres ont insisté sur la difficulté de trouver en quelques mois un compromis de qualité sur ce dossier qui suscite des divergences. L’idée serait d’amener les chefs d’État et de gouvernement à dégager un début de consensus avant les élections européennes de mai 2019.
L’Allemagne et la France sont restés discrets sur cette question du calendrier. La Pologne a estimé que les négociations devraient être bouclées rapidement, « mais ce qui compte, c’est la qualité du compromis ». L’Italie a considéré, de son côté, que les débats risquaient encore d’être longs (1).
Par ailleurs, une majorité d’États membres (France, Italie, Espagne, Portugal, Pologne, Belgique, Irlande, Estonie, Slovénie, Grèce, Lituanie, République tchèque, Hongrie, Slovaquie, Finlande, Croatie, Chypre, Malte) a fait part de son opposition au projet de la Commission européenne de diminuer les crédits pour la Pac et/ou la politique de cohésion, la République tchèque se prononçant de plus contre le plafonnement obligatoire des aides directes agricoles.
La Suède et le Danemark ont préconisé, au contraire, de réductions plus fortes de ces dépenses traditionnelles, les Pays-Bas se prononçant pour une baisse de certaines d’entre elles.
Quant à l’Allemagne, elle a souligné qu’il fallait trouver un équilibre entre nouvelles priorités et politiques classiques.
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(1) Voir même numéro
Le Parlement européen questionne la Commission de Bruxelles
Au nom de la commission de l’agriculture du Parlement européen qu’il préside, le député polonais Czesław Adam Siekierski, demande à la Commission de Bruxelles de fournir, lors d’une prochaine session plénière, une réponse orale à la question : « En l’absence de financement suffisant, comment pouvons-nous garantir que la Pac continue à apporter une stabilité aux agriculteurs et à fournir des denrées alimentaires à un prix raisonnable au profit de tous les citoyens européens, comme l’exigent les traités ? »
Le parlementaire fait état, dans cette question, des « critiques, formulées par une large majorité d’États membres, face aux réductions du budget de la Pac annoncées dans la proposition de la Commission relative au prochain cadre financier pluriannuel de l’UE ».