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Budget : premières manoeuvres

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Certes, il s’agit d’une proposition qui n’a aucune chance d’aboutir, mais il n’en reste pas moins qu’elle en dit long sur le sort que ses instigateurs souhaiteraient réserver au premier pilier de la Pac lors de la prochaine programmation budgétaire de l’UE. Sur une idée de la Suède et du Royaume-Uni, la présidence danoise de l’Union envisage ni plus ni moins que de réduire d’année en année l’enveloppe consacrée aux paiements directs. Cette option est inscrite « entre crochets » dans le dernier document de négociation sur le cadre financier 2014-2020. Elle est évidemment rejetée par des pays comme la France, l'Espagne, la Hongrie, l'Irlande, la Grèce, l'Autriche, le Luxembourg et Chypre. En revanche, plusieurs « nouveaux » Etats membres, où les aides sont inférieures à la moyenne communautaire, n’y sont pas franchement hostiles, à condition que ce dispositif ne s’applique pas chez eux. Ce sont par ailleurs ces mêmes « nouveaux » qui, avec le Portugal, viennent, dans une déclaration commune, d’apporter leur soutien à l’augmentation sensible des fonds dits de cohésion que la Commission européenne préconise dans le projet de budget 2013 pour réduire l’écart de développement entre les Vingt-sept. Cette initiative, soutenue par quelques « anciens » comme l'Italie, la Grèce, la Belgique et l'Irlande, se heurte au bloc des contributeurs nets – Royaume-Uni, Allemagne, France, Pays-Bas, Autriche – qui sont hostiles à toute hausse des dépenses en cette période de crise. Soutien à l’agriculture et/ou soutien aux régions, nécessité d’économiser : le débat sur l’avenir financier de l’Union est bel et bien engagé.

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