Confrontée à une sécheresse d’une extrême gravité, l’UE se serait bien passée d’une crise sanitaire qui, du fait d’une communication particulièrement mal maîtrisée, met à genoux les producteurs de légumes européens. Car, après les concombres espagnols, soupçonnés un temps d’être le vecteur de la bactérie E.coli, la suspicion sur les légumes européens s’est étendue aux salades et aux tomates. Lorsqu’on sait qu’il faudra peut être dix jours, voire plus, pour trouver l’origine de l’épidémie, l’ensemble de la filière des fruits et légumes va devoir faire preuve de beaucoup de persuasion pour rassurer les consommateurs. La Commission européenne, par la voix de son porte-parole, s’est défendue d’avoir mis en cause l’Espagne dans l’alerte diffusée le 27 mai. On peut toutefois s’étonner d’une réaction aussi tardive du « système d’alerte rapide » pour les denrées alimentaires, alors que des informations sur cette contamination avaient été communiquées dès le 16 mai par la télévision allemande. Apparemment, aussi bien en Allemagne qu’à Bruxelles, les autorités n’ont pas su réagir et communiquer avec la cohésion, le doigté et la clarté nécessaires dans ce genre de circonstances, il est vrai difficilement maîtrisables.
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