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Social et environnement Campagne de la fraise espagnole pour « la réalité face aux contre-vérités »

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La filière espagnole de la fraise mène une campagne en France pour faire valoir « la réalité face aux contre-vérités » dans le domaine social et dans l’utilisation des pesticides. Interfresa, l’interprofession, a tenu une conférence de presse le 30 mars à Paris pour redorer l’image de la fraise espagnole, à la suite d’un reportage diffusé par France 5 et d’un article dans Capital.

Interfresa, l’interprofession espagnole de la fraise, a convié le 30 mars la presse française et la presse hispanophone implantée en France dans un hôtel prestigieux de Paris, l’Intercontinental, en réponse à des témoignages « à charge », selon Alain Barniol, président du Syndicat français des importateurs et exportateurs de fruits et légumes. Ces témoignages de presse ont dénoncé notamment les conditions de travail des saisonniers dans la province de la Huelva, spécialisée dans la culture de fraises, ainsi qu’un usage des pesticides sans modération.

Pesticides : les producteurs espagnols « soumis comme les autres » à la réglementation européenne
José Luis Palacios, président d’Interfresa, a indiqué que le nombre de travailleurs temporaires est encadré par des quotas du gouvernement espagnol et que « ceux qui exploitent des travailleurs clandestins ne sont pas chez nous ». Les producteurs de fraise du bassin de la Huelva « fournissent aux travailleurs l’eau, l’électricité, le transport et le logement. Avec leur salaire, ils peuvent vivre pendant un an dans leur pays », a-t-il ajouté. Les travailleurs étrangers sont principalement marocains.
Sur l’usage des pesticides, José Luis Palacios a indiqué que les producteurs espagnols « sont soumis comme les autres » à la réglementation européenne, qui a interdit des molécules phytosanitaires, notamment l’emploi du bromure de méthyle pour désinfecter les terres. D’ailleurs de ce fait, la Huelva a perdu 20 à 25% de sa production au cours des trois dernières années. « Les produits de traitement utilisés en Espagne sont les mêmes qu’en France. Seules les limites maximales de résidus sont moins strictes, mais elles sont en train de s’harmoniser au niveau européen », a précisé Alain Barniol.
Un autre volet de cette conférence était « les objectifs communs des producteurs français et espagnols ». Sur ce chapitre, José Luis Palacios a évoqué les mesures de soutien aux cultures, l’harmonisation phytosanitaire et « la défense contre la concurrence déloyale » venant des pays tiers.

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