Entre le 1er juin et le 15 septembre, Santé publique France a enregistré sept accidents du travail mortels a priori liés à la canicule, selon un bulletin présenté à la presse le 21 novembre. Si aucun décès n’est survenu dans le secteur agricole, ces accidents ont « principalement » eu lieu dans le cadre d’une activité professionnelle exercée en extérieur. Les victimes sont des hommes, âgés de 39 à 54 ans, pour un âge médian de 44 ans, rapporte le bulletin.
Dans le détail, trois décès sont associés au secteur de la construction. « Les autres secteurs concernés sont : la sylviculture et exploitation forestière, les activités d’ingénierie et analyses techniques, les activités des sièges sociaux, les activités de services administratifs et de soutien », a détaillé Santé publique France à Agra Presse. De plus, « six [accidents mortels] ont eu lieu lorsque la température maximale du département était supérieure à 35°C, dont un lorsque la vigilance rouge était activée », a poursuivi l’agence nationale de santé publique. « Ces chiffres soulignent l’obligation pour les employeurs de tenir compte de l’exposition de leurs travailleurs à la chaleur en aménageant autant que possible leur poste de travail (décalage des horaires ou de l’activité, mise à disposition de moyens pour se protéger de la chaleur, de s’hydrater, etc.) », a indiqué l’agence de santé.
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Pour rappel, l’été 2022 a été le deuxième été le plus chaud enregistré en France depuis 1900, selon Météo France. Il a été marqué par « trois épisodes de canicule intenses » concernant « 78 % de la population métropolitaine », indique Santé Publique France. Toutes causes de décès confondues (dont Covid…), il « présente l’excès de mortalité le plus important depuis la mise en place du Plan National Canicule en 2004 », avec « 2816 décès en excès », soit « une surmortalité relative de 16,7 % ».