« Nous avons sollicité une rencontre » avec le ministère de l’Agriculture pour « trouver des solutions » sur la manière de sanctuariser la part de produits sous Siqo (signes officiels de qualité et d’origine) en restauration collective, indique le président de Fedelis, Jean-Marc Loizeau, à Agra Presse le 28 avril. La précédente tentative, lors de la première lecture du projet de loi (PJL) Climat à l’Assemblée nationale, s’est soldée par un échec : huit amendements visant à instaurer un minimum de 20 % de produits sous Siqo en restauration collective (au sein des 50 % de produits « durables » au sens de la loi Egalim) ont été rejetés, après avis défavorable du gouvernement. « En ajoutant un nouvel indicateur, nous créerions une situation ingérable pour les gestionnaires », avait argué le ministre de l’Agriculture dans l’Hémicycle le 16 avril. « Je ne suis pas sûr que ce soit un problème, rétorque M. Loizeau, par ailleurs directeur de Vendée Qualité. En Vendée, nous avons créé un logiciel qui permet de suivre ces objectifs d’Egalim. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le texte adopté par les députés marque même un « recul », selon le président de Fedelis (580 signes de qualité, 3,5 Mrd€ de chiffre d’affaires), car en ajoutant un objectif d’approvisionnement des cantines de 60 % de viandes " durables " au sens de la loi Egalim, il y intègre la certification environnementale de niveau 2. « Une grande partie de la production " conventionnelle " va rentrer dans ces produits », s’inquiète Jean-Marc Loizeau, selon qui la certification environnementale de niveau 2 « n’apporte pas de rémunération complémentaire pour le producteur ». « Si on n’a pas l’appui formel de l’État, on va passer à la trappe par l’aspect prix, prédit-il. Nous voulons faire ouvrir les yeux au ministre et à la rapporteure » du projet de loi Climat.