Le projet de Partenariat transatlantique de commerce et de développement a été l'un des thèmes forts de la campagne pour les élections européennes du 22-25 mai. De ceux qui y sont franchement favorables (les libéraux), aux opposants déterminés (la gauche unitaire), en passant par ceux qui sont pour avec des prudences (le centre-droit) et les réfractaires qui dénoncent l'opacité des négociations en cours (les Verts), toutes les formations politiques abordent le sujet dans leurs manifestes pour la prochaine législature. En fin de mandat elle aussi, la Commission de Bruxelles met les bouchées doubles pour faire avancer les pourparlers avec Washington, sous la houlette de son président, José Manuel Barroso, qui voit là un des moyens de laisser sa marque. Cette marche vers l'Ouest est pourtant semée d'embûches, comme le confirme, dans une certaine mesure, le retard pris par l'accord de libre-échange avec Ottawa, dont les éléments essentiels ont pourtant été conclus il y a maintenant sept mois par le premier ministre canadien et le chef de l'exécutif européen. La précipitation est risquée car, comme toujours, le diable est dans les détails. « Pour être franc, les discussions techniques se sont révélées plus difficiles que ce à quoi nous nous attendions », a en effet admis le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, citant, parmi les « questions les plus épineuses », la gestion des quotas tarifaires d'importation des produits agricoles sensibles pour l'UE, les viandes surtout. Les organisations professionnelles et les négociants de l'Union avaient pourtant tiré depuis longtemps la sonnette d'alarme. Les accords commerciaux : voilà en tout cas des dossiers sur lesquels le futur eurodéputé « agricole » devra être vigilant.

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