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Carbone : la filière céréales CRC veut créer une place de marché de crédits carbone

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La filière CRC (Culture raisonnée contrôlée) a présenté le 1er mars une solution blockchain pour valoriser ses données de traçabilité sur le blé tendre jusqu’au consommateur. Cette plateforme, développée avec la start-up Crystalchain, doit être opérationnelle « au début de l’automne », a précisé Anne Pigeyre, responsable traçabilité au sein du GIE. Elle s’appuie sur un pilote mené depuis un an autour de la baguette C’est qui le patron, avec la coopérative La Tricherie et Axiane Meunerie (Axéréal). La phase de déploiement consiste à retenir notamment des indicateurs de traçabilité, en concertation avec les organismes stockeurs, meuniers, transformateurs. Dix adhérents (sur 134) ont répondu présents. « L’objectif est d’emmener l’ensemble de la filière CRC », déclare le directeur général Marc Bonnet, parlant de 100 000 ha. Lancée pour le blé tendre, la plateforme doit s’étendre à l’orge de brasserie, au maïs, au blé dur. L’intérêt, pour les acteurs de l’amont à l’aval de la filière, est de pouvoir partager et avoir accès de manière centralisée, décloisonnée et sécurisée aux informations de traçabilité sur toute la chaîne de valeur. À cela s’ajoutent des indicateurs de performance environnementale des lots de céréales produits. Le consommateur bénéficie quant à lui d’une meilleure information : un code QR permet de retracer toutes les étapes de transformation du produit, découvrir les engagements de la filière notamment sur la réduction des phytos, la préservation de la biodiversité.

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Le projet a aussi vocation à devenir une place de marché d’échange de crédits carbone. Un financement par Bpifrance est pour cela attendu. « Notre place de marché sera ouverte en marque blanche à d’autres filières », annonce Marc Bonnet, en visant « un marché de 850 000 hectares » de céréales produites, transformées en France et à destination de la consommation humaine.

Lancement d’une solution blockchain