L’OCDE propose, dans un rapport publié le 24 février, une méthode pour mesurer l’empreinte carbone des produits alimentaires de la production à la distribution et en informer les consommateurs. Ce modèle d’empreinte carbone serait construit étape par étape : « Les acteurs de la chaîne d’approvisionnement devant recevoir des informations sur l’empreinte carbone des produits de la part des fournisseurs, ajouter leurs propres émissions et partager le résultat avec l’étape suivante de la chaîne d’approvisionnement, jusqu’au moment où un consommateur achète un produit alimentaire ». Il faudrait avant cela convenir de méthodes scientifiques harmonisées mises régulièrement à jour et d’outils de calcul à la disposition des acteurs.
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Ce système aurait le potentiel, selon l’OCDE, de débloquer différents leviers pour réduire les émissions dans les systèmes alimentaires, premièrement, en favorisant les produits ayant une empreinte carbone moyenne plus faible (par exemple, des produits d’origine végétale plutôt qu’animale). Mais aussi, inciter les acheteurs à passer à des fournisseurs ayant une empreinte carbone plus faible (par exemple, des producteurs laitiers à plus fortes émissions à des producteurs à plus faibles émissions) et enfin, pousser les producteurs à adopter des techniques pour réduire leurs émissions. Et l’Organisation de coopération économique estime que ces efforts visant à mesurer et à communiquer l’empreinte carbone des produits pourraient également contribuer à des améliorations similaires pour d’autres impacts environnementaux, en utilisant les outils numériques d’échange de données mis en place dans ce cadre.