Dans une lettre ouverte du 22 mars, l’association Welfarm demande au groupe Bigard, un des leaders français de la viande de porc, de « revoir » sa position sur les « alternatives à la castration physique des porcelets ». Depuis l’interdiction de la castration à vif des porcelets le 1er janvier 2022, les éleveurs ont le choix entre la production de mâles entiers (pas de castration), l’immunocastration (vaccin) ou la castration avec anesthésie et analgésie. Une troisième option qui est actuellement la seule envisagée par Bigard pour des raisons de qualité de la viande (risque d’odeurs sexuelles).
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Dans sa lettre, Welfarm demande aussi au groupe finistérien de « laisser à [ses] partenaires […] le choix des alternatives à la castration physique qu’ils souhaitent mettre en œuvre ». Dénonçant une position qui verrouille la filière, l’ONG craint que les engagements déjà pris par certains acteurs « ne soient menacés par [le] positionnement » de Bigard. Une référence à Fleury Michon : le salaisonnier vise « 100 % de mâle entier sur sa filière propre, qui représente une quarantaine d’éleveurs en partenariat avec le groupe Avril ». La cession de l’abattoir Abera à Bigard, annoncée à l’automne 2021, « pourrait bien remettre en cause cette démarche de progrès », selon Welfarm. Autre exemple cité par l’ONG : « Herta a dû renoncer au mâle entier dans sa démarche Engagé et bon en raison de la pression exercée par son fournisseur Socopa (groupe Bigard) ».