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Coopérative/Résultats Cecab se félicite d’une politique qui porte ses fruits

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Le groupe coopératif Cecab a publié des résultats en hausse pour l’exercice écoulé avec une croissance de 10 % de son chiffre d’affaires à 1,4 milliard d’euros et un résultat net de 28 millions, supérieur de 12 % à celui de l’exercice précédent. Il engrange ainsi le bénéfice de sa politique de restructurations qui a été assortie en 2007 d’importantes alliances stratégiques et d’un renforcement de son développement à l’international. Et songe à un autre accord, cette fois dans les œufs, secteur qui vient de connaître une année noire.

Les chiffres d’activité du groupe Cecab, à Theix, (Morbihan), sont au vert au regard de l’exercice 2007. Un chiffre d’affaires en hausse de 10 % à 1,440 milliard d’euros (à 39 % en appertisé, principalement en légume avec une marque leader, d’Aucy), un résultat net de 28 millions d’euros (+ 12 %), un cash-flow de 64 millions (+ 6 %) et des fonds propres consolidés à 315 millions d’euros.

La hausse du chiffre d’affaires s’explique pour partie par l’intégration des ventes de Globus (légume transformé en Hongrie et en Pologne) sur douze mois alors qu’elles ne figuraient en 2006 que sur six mois, précise le directeur général, Jean-Michel Jannez.

Le nombre de porcs commercialisés par le groupement Cecab a fortement progressé, et les activités de transformation du porc ont été réorientées vers plus de valeur ajoutée. Quant au résultat, il a mécaniquement progressé après disparition en 2007 des pertes de son ancienne filiale Volaven (transformation de dindes), cédée à Duc en échange de l’entrée de Cecab dans son capital à hauteur de 17 %.

Cette politique de restructuration a concerné essentiellement la branche « viandes » (24 % du CA). En volaille, Cecab ne garde qu’un groupement de producteurs de dindes et un petit abattoir situé dans le Finistère, qui travaille en prestation de services pour Volaven.

En porc, Cecab a légèrement réduit le volume de porcs abattus dans sa filiale Europig (1,3 million de porcs en 2007) et redressé « ses résultats de façon très significative grâce à un mix produits plus favorable. » De la même manière, dans sa salaisonnerie (Aubret), Cecab s’est débarrassé « des activités non suffisamment rentables ou non stratégiques ».

Alliances stratégiques

Parallèlement, Cecab a noué plusieurs alliances stratégiques. Sa branche viande de porc forme depuis le début 2008 une union avec le groupement Prestor et l’industriel finistérien Gad. L’ensemble pèse 2,2 millions de porcs par an.

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Opération similaire en lapin où les groupements de Cecab et Glon ont annoncé en 2007 la création de Celtalliance, et en agrofourniture où Cecab et Agrial (Basse-Normandie) ont donné naissance à Acadis (220 millions d’euros d’achat par an).

Cecab songe à présent à une autre alliance, dans le secteur de l’œuf (9 % de ses ventes) « qui a connu en 2007 une situation apocalyptique », selon le président de Cecab, Alain Morice. Il estime que les difficultés ne sont peut-être pas conjoncturelles, « mais structurelles ».

... et internationalisation

Restructurant d’une main, Cecab a, de l’autre, renforcé son internationalisation grâce à son cœur de métier, le légume. Près de la moitié des 53 millions d’euros investis en 2007 se sont portés sur la dernière tranche de sa conserverie de légumes flambant neuve de Russie – capacité de 80 millions de boîtes de petits pois et de maïs –, mise en route en juin, et sur la restructuration des huit usines du groupe Globus (en Hongrie et en Pologne).

L’internationalisation de Cecab apparaît nettement dans la branche surgelés dont 40 % du potentiel de production (147 000 tonnes en 2007) se situe dans les usines de Globus, et 44 % des ventes sont réalisées hors de France. Ce développement industriel à l’est de l’Europe, même si les résultats sont encore jugés « insuffisants » par le groupe, donne à Cecab « de belles perspectives », souligne son directeur général, Jean-Michel Jannez.

A l’échelle du groupe dans son ensemble, l’exportation se situe à 35 % du chiffre d’affaires « exportable » (hors les activités agricoles attachées au territoire de production). En 2008, le groupe morbihannais devrait marquer une pause dans sa politique d’investissements (35 millions programmés). Cecab emploie 6000 salariés et exploite 41 usines.