Abonné

Chocolat/Stratégie Cémoi s’associe pour développer une filière de cacao éthique de qualité

- - 2 min

Les chocolatiers Cémoi, Blommer et Petra Food ont créé une joint venture pour développer une filière cacao éthique de qualité en Côte d’Ivoire. 2,3 millions d’euros doivent être investis sur trois ans pour créer 30 centres de fermentation et former des planteurs. A terme, la nouvelle structure, baptisée PACTS (Processors Alliance for Cocoa Traceability and Sustainability) doit impliquer 10 000 planteurs, soit 7 % des planteurs ivoiriens.

La Côte d’Ivoire produit environ 40 % des fèves de cacao dans le monde et ne représente pas moins de 90 % des approvisionnements en cacao de Cémoi. Alors, après l’Equateur, où il a développé une filière bio-équitable, le chocolatier a initié la même démarche en Côte d’Ivoire, rejoint pour l’occasion par deux autres chocolatiers familiaux indépendants, Blommer et Petra Food. Petra Food, groupe familial singapourien, occupe le quatrième rang mondial du chocolat dans le monde. L’américain Blommer, n°5 du cacao dans le monde, est le premier producteur de chocolat industriel aux Etats-Unis. Chacune des trois entreprises est actionnaire de PACTS (Processors Alliance for Cocoa Traceability and Sustainability) à part égale.
« Nous aurions pu mener le projet seul. Mais y associer des partenaires va nous permettre de former plus de planteurs plus rapidement. Et pour Blommer et Petra Food, c’est une opportunité de développer leur connaissance de la démarche filière, que contrairement à nous, ils ne maîtrisent pas », explique Catherine Eysseric-Rocca, responsable de la communication chez Cémoi.

Garantir la qualité des approvisionnements
PACTS, qui aura une présidence tournante, démarre avec 30 personnes. 2,3 millions d’euros doivent être investis sur trois ans pour construire 30 centres de fermentation et mener à bien un programme de formation, qui doit toucher 10 000 planteurs, soit 7 % des planteurs ivoiriens. Le programme démarre avec 1 200 planteurs. Ils seront formés pour la qualité des produits (pré-nettoyage, tri), à des techniques agricoles (taille, greffage, entretien) qui doivent permettre d’augmenter les rendements, et à des pratiques respectueuses de l’environnement, dans une démarche de certification Rainforest Alliance.
Pour Cémoi, le projet est aussi un enjeu économique. « Il y a un manque sur le marché mondial du cacao. La production ivoirienne est passée de 1,4 million de tonnes à 1,2 million et les prix ont augmenté, précise Catherine Eysseric-Rocca. PACTS a également pour objectif de garantir la qualité des approvisionnements. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.