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Céréales : baisse des prix en 2025, prédit la Banque mondiale

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Les bilans mondiaux en céréales s’alourdissent selon la Banque mondiale mais aussi le département états-unien de l’agriculture (USDA). Attention néanmoins aux tensions internationales, qui peuvent changer la donne.

La Banque mondiale table sur une baisse des cours internationaux des céréales en 2025, d’après un rapport publié le 29 avril. Plus en détail, l’institution prévoit un effritement annuel de son indice de prix des grains de 11 % en moyenne. Le reflux serait essentiellement porté par le riz, en raison de la progression de la production planétaire, et particulièrement de l’Inde lors de la présente campagne 2024-2025. En se basant sur les chiffres du CIC (Conseil international des céréales), les bilans offre/demande devraient être sensiblement les mêmes en 2025-2026, ajoute l’organisme. Les relations entre l’Inde et le Pakistan, qui ont connu de très fortes tensions après la rédaction et la publication du rapport, avant de retomber par la suite, pourraient changer la donne.

Les cours du blé tendre devraient également reculer d’après la Banque mondiale, mais dans une moindre mesure, conséquence de stocks planétaires de fin de campagne 2025-2026 attendus en légère baisse d’un an sur l’autre. L’institution se base là aussi sur les dernières prévisions du CIC du 17 avril, qui les projette à 260 Mt, contre 268 Mt l’an dernier. Le dernier rapport mensuel du département états-unien de l’agriculture (USDA) du 12 mai se montre néanmoins plus optimiste. Il parie pour l’instant sur un léger relèvement de 0,5 Mt, à 265,7 Mt annuellement. Le contexte de tensions commerciales internationales pourrait peser sur la demande, tient à rappeler la Banque mondiale, susceptible de modifier les prévisions.

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Hausse des surfaces de maïs aux États-Unis

L’indice des prix du maïs devrait de son côté régresser de 2 %, compte tenu de la baisse des cours mondiaux du pétrole, qui pèsent sur ceux de l’éthanol. Ensuite, la Banque mondiale s’attend à ce que les surfaces de maïs aux États-Unis progressent cette année, du fait « de prix davantage rémunérateurs pour les producteurs locaux par rapport au blé et au soja constatés ces derniers mois ». Ce que confirment les autorités états-uniennes. L’USDA table le 12 mai sur une sole nationale à 38,73 Mha cette année, contre 36,95 Mha l’an dernier. La production planétaire est attendue en forte hausse d’un an sur l’autre, passant de 1 221 Mt à 1 265 Mt, d’après la même source. Les stocks de fin de campagne régresseraient quelque peu néanmoins, passant de 287,3 Mt à 277,8 Mt, en raison d’une consommation dynamique.

Les prix internationaux des céréales ont décroché ces dernières semaines, face aux bonnes conditions climatiques dans les grands bassins de production mondiaux. Un rebond notable des cours n’est pas le scénario à privilégier selon la Banque mondiale en 2025. Toutefois, beaucoup de choses peuvent encore se passer : les tensions géopolitiques, commerciales, ou des accidents climatiques, peuvent totalement modifier les projections de l’institution internationale.

La baisse des cours du pétrole pèse sur l’éthanol