FranceAgriMer a fait état le 9 juillet d'échos rassurants sur la moisson, en qualité et en quantité, ce qui reflète un décrochage limité des conditions de culture malgré la canicule. La nouvelle campagne de commercialisation démarre avec des niveaux de stocks classiques en blé tendre et orge, grâce aux bonnes performances à l'export. En maïs, la situation est jugée plus préoccupante.
« Au 6 juillet, les conditions de culture bonnes et très bonnes ont perdu, en un mois, 12 points pour le blé tendre (à 75 %), 3 points en blé dur (à 77 %), 17 points en orge de printemps (à 66 %) et sont restées stables en orge d'hiver (86 %) », a indiqué le chargé du suivi Céré'Obs Bertrand Naturel, à l'occasion du conseil spécialisé céréales. « Elles demeurent, par rapport aux deux dernières années à la même date, supérieures en blé tendre, orge d'hiver, blé dur, et au même niveau en orge de printemps. » Cette dernière culture, plus tardive, a davantage subi la sécheresse et le coup de chaleur fin juin, notamment en Picardie, Ile-de-France, Bourgogne, Lorraine.
85 % de l'orge d'hiver était récoltée au 6 juillet, avec des « échos favorables », 15 % du blé tendre, dont la qualité paraissait « bonne », les rendements « très hétérogènes », 53 % du blé dur. « La moisson de l'orge d'hiver apparaît très rapide, réalisée en deux semaines presque partout, deux tiers des surfaces ayant été récoltées en une semaine dans la plupart des régions », a précisé Bertrand Naturel.
Les prévisions de récolte de FranceAgriMer rejoignent celles publiées deux jours plus tôt par Agreste : 37,9 Mt de blé tendre (+1,1 % sur un an), 8,9 Mt d'orge d'hiver (+6,1 %), 2,7 Mt d'orge de printemps (-15,6 %), 1,7 Mt de blé dur (+16,8 %). « Les prix actuels du blé dur laissent une opportunité pour la filière française, qui peut sans problème retrouver une production de 2,5 Mt comme les années passées », a souligné Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales.
Des stocks normaux en blé et orge, lourds en maïs
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La nouvelle campagne céréalière démarre avec 2,7 Mt de blé tendre en stock de report (3 Mt estimé le mois dernier), un niveau « normal », ce que la mauvaise qualité de récolte ne laissait pas augurer début 2014-15. « Tout est bien qui finit bien, a lâché Olivia Le Lamer, chef de l'unité grandes cultures. Le stock de report à 2,7 Mt de blé tendre peut être qualifié de normal. »
Le même constat est dressé en orges. FranceAgriMer évalue le stock de report à 1,1 Mt (1 Mt estimé en juin). Une situation liée au bon score des exportations. 3,7 Mt d'orges ont été vendues à destination des pays tiers. La Chine en a capté une large part avec 2,9 Mt (contre 0,1 Mt lors de la campagne précédente).
A l'opposé, le maïs achève sa campagne de commercialisation 2014-15 sur un stock élevé, à 3,3 Mt. « Le maïs n'a pas vu son stock préoccupant en début de campagne se résorber », a noté Olivia Le Lamer, expliquant cela par de forts niveaux de production et de concurrence du blé fourrager.