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Céréales/semences : Limagrain projette d’investir 200 M€ dans ses activités locales

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Lors de la conférence de presse des 60 ans de Limagrain à Paris le 26 juin, le directeur général Sébastien Chauffaut a indiqué que le groupe coopératif et semencier basé dans le Puy-de-Dôme prévoyait « un investissement de 200 M€ sur le territoire ». Plus en détail, les 200 M€ comprennent des investissements à hauteur « de 60 M€ déjà validés par le conseil d’administration », précise le dirigeant, portant sur la reconstruction de deux installations, pour 30 M€ chacune, sur la zone agro-industrielle d’Ennezat. La première concerne un silo de stockage de maïs. L’autre porte sur un magasin automatisé pour le stockage de semences. Les travaux des deux sites ont débuté durant la fin de l’année 2024, pour une date d’entrée en service prévue en juin 2026. Un autre projet concerne l’usine de production de semences d’Ennezat, et sera financé grâce aux 140 M€ restants. « Il s’agit d’un projet de construction d’une nouvelle usine afin de remplacer celle créée au début des années soixante-dix. Il est en cours d’étude à ce stade », explique par mail Sébastien Chauffaut.

Afin de se donner les moyens de ses ambitions, la filiale de Limagrain Vilmorin & Cie a annoncé le 27 juin la cession de sa coentreprise nord-américaine (États-Unis, Canada), détenue avec l’allemand KWS, AgReliant Genetics, à l’argentin GDM (grupo Don Mario). La finalisation de l’opération est prévue pour le troisième trimestre 2025. Limagrain assure qu’il conservera le savoir-faire et les matériaux génétiques de maïs acquis.

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Les projets d’investissement se font néanmoins dans un contexte politique incertain. Entreprise de recherche par nature, le dispositif de crédit d’impôt recherche (CIR) pourrait être raboté. « Je ne pense pas que le gouvernement en arriverait là, mais une suppression totale du dispositif nous coûterait environ 35 M€ », a indiqué Sébastien Chauffaut, sur un budget annuel dépassant les 300 M€.

140 M€ pour remplacer une vieille usine