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Congrès des vins de pays CFVDP : valoriser les vins IGP par la qualité et la simplicité de l’offre

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À quelques jours du congrès de la Confédération française des vins de pays (CFVDP), qui se tiendra le 6 juin à Rivesaltes, dans les Pyrénées Orientales, son président Michel Servage dessine les grandes lignes du thème qui y sera traité : « La valorisation de l’IGP sur les vins ». Valoriser les vins sous indication géographique protégée (IGP), anciennement appelés « vins de pays », passe par la valorisation de la qualité et la simplicité de l’offre.

Agra Presse : Votre congrès a pour thème la valorisation de l’IGP sur les vins. Quel est le message que vous voulez faire passer?
Michel Servage : Nous voulons faire passer le message selon lequel les atouts pour la valorisation des vins IGP sont là, à notre portée. En effet, les différents acteurs de la filière depuis la production jusqu’à la distribution (cavistes et enseignes de distribution) voient un intérêt à ce signe de qualité. À la consommation, les leviers de valorisation sur ce signe de qualité existent davantage maintenant qu’avant, parce que nous avons simplifié l’offre. Le nombre de dénominations IGP viticoles est passé de 153 à 75 en 2011. C’est plus simple qu’avant pour le consommateur. Enfin, pour le producteur, l’intérêt de ce signe sur le marché et les garanties de création de valeur régionale ainsi que de revenus prouvent la pertinence de l’IGP sur les vins. Il est donc nécessaire de développer et de défendre ce segment tant sur le marché qu’auprès des institutions.

Comment comptez-vous valoriser les vins de pays en France?
Ce qu’il faut mettre en avant, c’est la garantie de qualité et d’origine, qui est contenue dans les vins IGP. La garantie de qualité s’est élevée ces dernières années : depuis la réforme des signes de qualité par Bruxelles, la qualité est évaluée par des organismes extérieurs aux professionnels.
La démarche de l’IGP vise la qualité, mais avec des cahiers des charges laissant une marge de créativité aux viticulteurs. Ce n’est pas tant par le prix que nous comptons valoriser notre catégorie de vins, que par la qualité et la simplicité de l’offre. Nos dénominations ont été élaguées (passant de 153 à 75) et notre offre comprend aussi les deux-tiers des volumes des vins commercialisés avec mention de cépage. Or, justement, ces repères sont faciles à retenir pour les consommateurs, et le couple cépage/région offert par l’IGP renseigne bien le consommateur sur le produit.

Quel est votre point de vue sur l’étude de la Commission européenne, de décembre 2012, qui voudrait encourager la production de vins de cépages sans IG ?
Ce rapport de la Commission, qui est une évaluation de l’OCM de 2008, augure de ce que la Commission pourrait envisager pour la prochaine OCM. Or, elle semble vouloir encourager au maximum les vins sans IG (VSIG) avec mention cépage. Nous sommes surpris de voir qu’elle penche pour le développement des VSIG avec mention de cépage, alors que le segment qui se développe  le plus est celui des vins de cépage avec IG. Nous voulons lui expliquer très clairement la pertinence des IG qui sont aujourd’hui le modèle de production européen. Et surtout maintenant que la Commission a ouvert tout le champ des possibles en 2008 en ouvrant la possibilité de mentionner le cépage sur les VSIG, c’est aux opérateurs présents sur le marché de conduire les stratégies. La Commission n’a pas à encourager plus un segment que l’autre (surtout pas quand s’il s’agit de revoir tout le modèle de production européen).

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