C’est fait. Tous les candidats aux élections législatives sont connus. Et leur nombre est impressionnant : 7 882 candidats dans les 577 circonscriptions. C’est près de 20 % de plus qu’en 2012 et l’on compte en moyenne 14 candidats par circonscription. L’embarras du choix !
À y regarder de près, il est frappant de constater la diversité des étiquettes sous une même sensibilité de l’échiquier politique, le record étant détenu par les candidats de gauche que l’on peut retrouver sous huit dénominations différentes. Mais c’est vrai aussi pour la droite.
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Ces élections législatives sont le reflet de la déliquescence des partis politiques à laquelle on a assisté tout au long de la campagne présidentielle. Les règles d’alliance en amont des élections, auxquelles nous étions habitués jusqu’alors, n’ont aucunement été respectées cette fois-ci. On arrive ainsi à des situations absurdes, avec plus de 900 candidats de sensibilité écologiste alors que l’écologie politique ne pèse quasiment plus rien en France.
Emmanuel Macron saura-t-il tirer parti, encore une fois, de ce grand chamboule-tout ? Ce n’est pas impossible. Faute de repères et de leader au sein de leur propre parti, de nombreux candidats se positionnent par rapport au programme d’Emmanuel Macron, qui sert en quelque sorte de boussole. C’est le cas concernant l’agriculture, un grand nombre de candidats, de gauche comme de droite, trouvant de bonnes idées dans son programme et se disant prêts à en soutenir certains points à l’Assemblée nationale. L’affaire est jouable pour gagner une majorité relative à l’Assemblée. Mais, une fois en place, cela promet des mercredis animés au sein de l’hémicycle !