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Chiffre d’affaires stable mais année stratégique pour Agrica

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Le groupe Agrica, spécialisé en retraite complémentaire, épargne, prévoyance et santé à destination du monde agricole, a annoncé un chiffre d’affaires stable de 2,77 milliards d’euros pour l’année 2017 dont 2,2 milliards d’encaissement retraite et 579 millions en assurance de personne (prévoyance, santé, épargne retraite).

Sur l’activité retraite complémentaire, le groupe compte 185 000 entreprises adhérentes, soit une hausse de 5,8 % par rapport à 2016, mais pour un nombre de cotisants quasi identique à 1,55 million et 685 000 retraités protégés.

En assurance de personne, malgré la stabilité du chiffre d’affaires, « 2017 a été une belle année en défense de portefeuille face à la concurrence accrue provoqué par la fin des clauses de désignation », a rappelé Frédéric Herault, directeur général du groupe. Ces dernières, censurées par le Conseil Constitutionnel, permettaient aux partenaires sociaux d’imposer aux entreprises membres d’une même convention collective de s’assurer auprès d’un organisme assureur choisi par accord collectif. « Sur les grands comptes, on a été sollicités sur plus de 50 appels d’offres relatifs à la coopération agricole. C’est du jamais vu », relate Frédéric Herault. « On a perdu des groupes mais on a deux fois plus de salariés qui sont venus nous rejoindre », rajoute-t-il, en y voyant une conséquence des partenariats noués avec le Crédit Agricole Assurances et Groupama.

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2018 devrait ainsi être dans ce domaine « l’an 1 » du déploiement des nouvelles offres Agrica Prévoyance, partenariat noué avec ces deux groupes, avec un effet prévu sur le chiffre d’affaires « à l’horizon 2019-2020 ». Dans la même optique, le groupe cherche à étendre son champ d’activité. Spécialisé dans la protection sociale complémentaire sur le champ agricole, Agrica a ainsi l’ambition de développer de nouvelles offres à l’horizon 2019 pour des entreprises qui dépendent du régime général. Ce sont notamment des « entreprises de l’agroalimentaire et des services, mais toujours dans le champ agricole », explique Frédéric Herault.

La fin des clauses de désignation relance la concurrence dans l’assurance aux personnes