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Agrofourniture Chute des ventes de 15% pour les phytos et de 51% pour les engrais

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Les ventes de phytos ont chuté de 15% en 2009/10 et celles d’engrais de 51%, ressort-il du forum de l’agrofourniture organisé par l’Association française des journalistes agricoles (AFJA) le 16 novembre. Recul également des ventes du machinisme. Principal responsable : l’effondrement du revenu agricole en 2009.

La plupart des postes de l’agrofourniture ont fléchi tout au long de la campagne 2009/10, notamment les phytos et les engrais, postes directement liés au revenu des agriculteurs. Les ventes de produits de traitement des plantes (marché : 1,7 milliard d’euros) ont chuté de 15% en 2009/10. Parmi elles, celles de fongicides (638 millions d’euros, M euros) ont reculé de 21%, tandis que celles d’herbicides (798 M euros) se sont amoindries de 8,5%.
Le chiffre d’affaires des engrais (marché : 1,9 milliard d’euros) a plongé de 51%, a indiqué Gilles Poidevin, directeur de l’Unifa (Union des industriels de la fertilisation). Ce dévissage s’explique pour 25% par une diminution des tonnages et pour 26% par une baisse des prix des fertilisants, a-t-il précisé.

L’entrée dans les mœurs du plan Écophyto

Ces effondrements des ventes ont pour cause principale la chute du revenu des producteurs, entre autres céréaliers (-34%) en 2009, a constaté Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes). La réduction des achats de phytos a aussi pour cause le printemps sec et l’entrée dans les mœurs du plan Écophyto, des producteurs ayant tenté l’impasse sur des traitements, afin de se préparer à l’échéance 2018.
« Je suis raisonnablement optimiste quant au marché français et très optimiste quant au marché mondial », a déclaré Charles Bocquet. L’année 2011 risque d’être une année de plus forte utilisation de pesticides, 2010 ayant été une année exceptionnelle sur le plan phytosanitaire.

L’essor du triticale dans les aliments du bétail

Le machinisme agricole, marché de quatre milliards d’euros en année normale, a régressé à 3,5 milliards en 2010, revenant à son niveau de 2006. Mais Axema, le syndicat des professionnels du machinisme agricole, prévoit une relance de 6% en 2011 du fait de la hausse des prix des grains et du sucre.
Les aliments du bétail ont quant à eux consolidé leur position, passant de 21,2 millions de tonnes en 2009 à 21,4 cette année. Cette petite reprise est imputable au secteur bovin, du fait notamment de la sécheresse qui a affecté les fourrages, et nécessité un recours accru aux granulés, selon Michel Dochez, directeur adjoint de l’alimentation du bétail chez Coop de France. Dans son exposé, Michel Dochez a mentionné la percée du triticale dans les aliments du bétail, avec 600 000 tonnes utilisées en 2009. Le triticale a l’avantage de combiner les caractéristiques de productivité du blé (il peut atteindre un rendement de 100 quintaux/hectare) et la rusticité du seigle (résistance au froid et aux maladies).

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