La liste de cinq néonicotinoïdes interdits à partir du 1er septembre a été publiée par le gouvernement. Seules de « rares dérogations » sont prévues, a-t-il annoncé.
Les cinq produits néonicotinoïdes interdits à partir du 1er septembre sont la clothianidine, l’imidaclopride, le thiaméthoxame, la thiaclopride et l’acétamipride, selon le décret paru le 1er août au Journal officiel.
La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction au 1er septembre 2018 de l’utilisation de ces substances qui s’attaquent au système nerveux des insectes, avec des dérogations au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020. Trois néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride) font déjà l’objet de restrictions d’utilisation au niveau européen depuis 2013 et l’UE a décidé en avril d’élargir cette interdiction à toutes les cultures en plein champ et non plus seulement aux cultures sous serre. Une décision qui pourrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année.
En France, la liste des cinq produits interdits pourra être complétée par un autre décret après l’adoption de la loi alimentation, qui prévoit l’extension du champ de l’interdiction des néonicotinoïdes aux substances chimiques ayant des modes d’action identiques, a précisé le 1er août le ministère de la Transition écologique. Les apiculteurs réclament l’interdiction de produits qu’ils qualifient de « néonicotinoïdes de nouvelle génération », notamment le sulfoxaflor. En novembre dernier, la justice française a suspendu l’autorisation de mise sur le marché de deux pesticides à base de sulfoxaflor de l’américain Dow, qui, lui, conteste tout amalgame entre ce produit et les néonicotinoïdes.
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Peu d’exceptions
Les ministres Nicolas Hulot (Écologie), Agnès Buzyn (Santé), Stéphane Travert (Agriculture), Frédérique Vidal (Recherche) ont annoncé dans un communiqué le 27 juillet vouloir n’accorder que de « rares dérogations » aux néonicotinoïdes, dont pourra uniquement bénéficier l’acétamipride. Ces dérogations « ne pourront concerner que des produits à base d’acétamipride pour de faibles volumes et feront l’objet d’une instruction approfondie quant à leurs impacts. »
Les « rares dérogations » envisagées concerneront seulement des produits à base d’acétamipride