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Fruits et légumes Cinq produits présentent des cours « anormalement bas »

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Sur le marché des fruits et légumes, cinq produits présentent des cours « anormalement bas », indique le Service des nouvelles des marchés (SNM). Les productions commencent à affluer, sans que la demande suive dans les mêmes proportions, analyse l’interprofession Interfel.

Le SNM vient de déclarer que cinq produits présentent des cours « anormalement bas », et sur ces cinq, trois présentent les symptômes de la « crise conjoncturelle », notion très précise, définie par un arrêté. Dans son indicateur de marché des fruits et légumes fondé sur les cotations du 15 juillet au stade « expédition », le SNM fait figurer dans la liste des produits ayant des cours « anormalement bas », l’artichaut avec des prix inférieurs de 25 % par rapport à la moyenne hebdomadaire de référence établie sur cinq campagnes, et la tomate, avec des prix inférieurs de 48 %. Dans la liste des produits touchés par la « crise conjoncturelle », figurent l’abricot (- 27 %, après deux jours de cours anormalement bas), la courgette (-40 % après cinq jours de cours anormalement bas) et le poireau (après cinq jours de cours anormalement bas).

Repère
Le prix « anormalement bas » est un premier niveau d’alerte. La « crise conjoncturelle » est le second niveau d’alerte, après plusieurs jours de cours anormalement bas. La notion de cours anormalement bas est elle-même très précise : - 20 % pour la pêche-nectarine, par rapport à la moyenne hebdomadaire de référence établie sur cinq campagnes, -15 % pour le melon, etc.

La demande « reste insuffisante »
Dans sa note de conjoncture publiée le 10 juillet, Interfel indique que les volumes d’artichaut « se sont repliés en Bretagne » mais en regard, la demande s’est montrée « attentiste et peu intéressée ». Cette tendance s’est confirmée pour ce produit, comme pour les autres après le 15 juillet, a précisé Interfel. Ainsi, pour la tomate, « après une activation du commerce dans les premiers jours de juillet, la demande s’est ralentie à l’échelle nationale et la relance attendue en prévision du pont du 14 juillet ne s’est pas concrétisée ». S’agissant de l’abricot, la production française « a poursuivi sa montée en puissance » avec les variétés Orangé de Provence et Bergeron. Mais en parallèle, « la demande s’est ralentie sur le marché français ». Toutefois elle a été « plus stable à l’export ». Les volumes de courgette quant à eux « continuent de se déployer à l’échelle nationale », mais la demande « reste insuffisante ».
Enfin les débouchés du poireau vers l’export se sont montrés peu actifs : les marchés extérieurs « habituellement propices au marché du poireau primeur nantais sont actuellement en production et ne montrent alors que peu d’intérêt pour le produit français ».
Plusieurs autres produits d’été ne sont ni caractérisés par leurs cours « anormalement bas » ni par la « crise conjoncturelle », mais présentaient le 15 juillet une conjoncture de cours inférieurs à la moyenne hebdomadaire de référence établie sur cinq campagnes : le melon (- 14 %), la laitue d’été (- 21 %) et la prune (- 21 %). La pêche-nectarine, qui est le fruit phare de l’été, n’est pas classée dans ces deux catégories. Les cours de la pêche-nectarine ont évolué entre - 5 et -10 % pendant la semaine 28 (du 6 au 12 juillet), par rapport aux prix moyens 2006-2008, relevés dans 149 magasins de détail par le SNM.

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