Lors de son assemblée générale le 6 juillet, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a relevé un point de satisfaction, l'enregistrement du Bordeaux en Chine fin juin. Intérêt de cette reconnaissance : la protection par la loi chinoise de l'indication géographique.
Un point positif, mais pas le seul, pour le vin de Bordeaux, est la reconnaissance de Bordeaux et de son cahier des charges par les autorités chinoises, s'est félicité le CIVB, lors de son assemblée générale. La venue en France du Premier ministre chinois, fin juin, a été l'occasion de célébrer cette reconnaissance par l'AQSIQ (l'administration générale chinoise de la supervision de la qualité, l'inspection et la quarantaine). Ce département de niveau ministériel est chargé notamment de la qualité, de l'inspection (entrée et sorties) et la quarantaine des produits alimentaires.
Cinq indications géographiques étrangères de vins et spiritueux reconnues en Chine
Désormais, 21 indications géographiques étrangères sont reconnues en Chine, dont cinq en vins et spiritueux : Cognac, Champagne, Napa Valley, Whisky et Bordeaux.
Cette reconnaissance de l'appellation et de ses règles d'élaboration « permet d'utiliser la protection offerte par la loi chinoise relative aux indications géographiques et de disposer des outils juridiques sur lesquels s'appuyer en cas d'usurpation », indique-t-on au CIVB. Cette reconnaissance devrait être suivie de celle de 45 autres appellations bordelaises « prochainement ».
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« Je souhaite saluer le travail de nos équipes du CIVB ici comme en Chine avec une implication très forte de Fabien Bova (le directeur du CIVB) », a déclaré Bernard Farges, président du CIVB. Bernard Farges a également salué « la parfaite collaboration avec l'INAO et Laurent Fidèle (directeur du centre INAO du Sud-Ouest), comme avec les services de l'ambassade de France en Chine ».
La Cour de Cassation rejette le second pourvoi de l'ANPAA
Un autre motif de satisfaction est celui de la clarification de la loi Évin. Avant une deuxième lecture au Sénat, un amendement du gouvernement adopté à l'Assemblée nationale clarifie la loi Évin. « C'est une très juste et grande victoire pour toute la filière », a commenté Bernard Farges. Ce dernier a relevé « une autre bonne nouvelle pour la filière » : la Cour de Cassation a rejeté le 1er juillet le second pourvoi de l'ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie) formé contre la campagne du CIVB en 2005 sur le thème « portraits de vignerons ». « Nous savons maintenant de manière certaine comme l'avait fait remarquer la Cour d'Appel de Versailles que les “annonceurs ne peuvent évidemment être tenus (…) de représenter des professionnels grincheux, au physique déplaisant et paraissant dubitatifs afin d'éviter au consommateur toute tentation d'excès” ». Après dix ans de procédure, cette affaire est close et la jurisprudence est « maintenant claire », a conclu le président du CIVB.