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Climat : en Bretagne et Pays de la Loire, Arvalis propose des scénarios d’adaptation

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À l’occasion de la journée de clôture du projet ClimatVeg le 13 mars à Nantes, Arvalis a présenté des scénarios d’adaptation du projet ClimatVeg pour les grandes cultures, imaginés par des groupes d’agriculteurs. Pour une exploitation céréalière type de la vallée de la Sarthe, avec atelier volaille, la marge nette est modélisée en baisse de 53 % pour la période 2040/2060 sans évolution des pratiques. Cette perte est chiffrée respectivement à 6 % et 24 % dans le centre-Bretagne et le sud-Bretagne, ou encore 21 % en plaine vendéenne. Pour y remédier, plusieurs scénarios ont été envisagés par les groupes d’agriculteurs, tels que l’agrandissement, l’augmentation des capacités d’irrigation ou encore la réduction ou l’arrêt de la partie élevage dans les terroirs concernés.

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En Sarthe, c’est le stockage de l’eau, accompagné d’une augmentation des surfaces, qui emporte l'adhésion alors même qu’il n’est pas le plus rentable. « Il est jugé plus sécurisant par les exploitants », analyse Anne-Monique Bodilis, d’Arvalis. C’est le schéma « sobriété en eau » priorisant les cultures d’hiver et axé sur le sorgho qui permet en réalité une baisse moins marquée de la marge nette dans ce territoire. À l’inverse, la même modélisation dans le bocage vendéen montre un recul de 15 % de la marge nette pour le scénario basé sur le doublement des capacités d’irrigation, contre une baisse de 20 % en cas de maintien des volumes d’irrigation actuels et en priorisant les fourrages au détriment des cultures de vente. Dans l’hypothèse d’une réduction des volumes d’eau utilisés, c’est l’ensemble du système qui devrait être revu avec une baisse marquée de la marge nette, une augmentation des surfaces prairiales, mais aussi l’économie en main-d’œuvre d’un ETP.

Les scénarios plébiscités ne sont pas toujours les plus rentables