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Climat : les États membres de l'UE commencent à se pencher sur le rôle de l’agriculture à l’horizon 2050

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Les chefs d’État et de gouvernement de l'UE réunis le 22 mars à Bruxelles ont réaffirmé leur soutien à l’élaboration d’une stratégie climatique de long terme pour l’UE mais ils se sont bien gardés, dans leurs conclusions, de se positionner sur un objectif neutralité climatique à l’horizon 2050. Ils ont appelé les différentes formations du Conseil à travailler sur ce dossier dans la perspective d’un nouveau débat entre eux au mois de juin.

La Commission européenne a adopté en novembre 2018 la communication « Une planète propre pour tous : Une vision stratégique européenne à long terme pour une économie prospère, moderne, compétitive et climatiquement neutre » qui propose huit scénarios pour 2050 allant d’une réduction de 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) jusqu’à zéro émission nette (1).

Quelles priorités ?

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Les experts nationaux du Comité spécial agriculture ont, le 25 mars, pris connaissance de cette communication sur laquelle les ministres de l’agriculture de l’UE auront un échange de vues lors de leur réunion du 15 avril à Luxembourg. Dans la perspective de cette discussion, la présidence roumaine du Conseil a présenté un document mettant en avant les aspects agricoles du dossier. Et les ministres seront appelés à répondre à la question : où est-il, selon eux, le plus urgent d’agir dans le domaine agricole d’ici 2050 ?

Dans sa communication la Commission souligne que l’agriculture et la sylviculture de l’UE devront fournir suffisamment de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et de fibres, mais que dans le même temps les émissions de GES provenant de la production agricole pourront être réduites par des méthodes de production efficaces et durables. La numérisation, les technologies d’agriculture de précision et l’innovation joueront un rôle de plus en plus important à la fois pour limiter les émissions et accroître la productivité, souligne Bruxelles. De plus, les stocks de carbone dans les sols agricoles peuvent être augmentés, par exemple grâce à la culture sans labour ou l’utilisation de couverts végétaux et en accroissant le rôle de puits de carbone naturel des forêts, des sols et des terres agricoles.

(1) Voir n° 3670 du 03/12/2018