Réuni les 3 et 4 décembre à Paris en marge des négociations internationales sur le climat (COP21) qui doivent aboutir le 11 décembre à un accord contraignant sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre, le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l’UE) a présenté ses attentes pour le secteur agricole. « L’agriculture et la sylviculture sont les premières à subir les conséquences du changement climatique », a souligné l’organisation qui demande que soit reconnue leur importance stratégique « comme élément de solution pour combattre » le réchauffement. Depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre issues de l’agriculture de l'UE ont baissé de 23 %, tandis que la valeur de la production agricole a augmenté de quelque 18 %, rappelle le document reprenant les demandes clefs du Copa-Cogeca. L’inclusion de l’agriculture et sa contribution à un accord doivent donc « se baser sur des données scientifiques fiables, en tenant compte des spécificités du secteur ». Et de rappeler que « le profil d’émissions des gaz à effet de serre de l’agriculture est fondamentalement différent de celui d’autres secteurs, étant donné que les gaz sont émis dans le cadre de processus biologiques intrinsèquement variables liés à tous les types de production agricole ».
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Aussi, ce n’est que si les agriculteurs se trouvent dans une situation financière stable qu’ils auront la liberté et la motivation de travailler en vue d’obtenir des gains de productivité continus qui permettront une réduction des émissions, prévient le Copa-Cogeca qui demande des investissements dans la recherche et le développement et un transfert plus efficace des nouvelles technologies vers les agriculteurs afin d’améliorer la production de denrées alimentaires, l’adaptation au changement climatique et son atténuation.