Le Premier ministre Michel Barnier a annoncé le 25 octobre le lancement d’une consultation publique de deux mois sur le troisième plan d’adaptation au réchauffement climatique (PNACC 3), attendu de longue date et doté de 51 mesures. Ce plan doit répondre à « quatre exigences essentielles », a énuméré le chef du gouvernement lors d’un déplacement dans le Rhône, département touché par les intempéries des 17 et 18 octobre. Ce plan doit « mettre en cohérence tous les leviers de l’action gouvernementale », « devra tenir compte de nos stratégies en termes de biodiversité, d’aires protégées, de zones humides, de la question de la santé liées à l’environnement ou encore des démarches engagées pour l’agriculture et pour la forêt avec les agriculteurs ». Il est conçu à partir de l’hypothèse d’un réchauffement de 4°C en France d’ici à la fin du siècle (contre 1,7°C à ce stade).
Quatre mesures, sans surprise, visent en particulier l’agriculture : renforcement dès 2025 des mesures de prévention prises par les employeurs en cas de fortes chaleurs (mesure 11) ; renforcement du Plan eau (mesure 21) ; création d’un « diagnostic modulaire d’évaluation de la résilience » des exploitations (mesure 37) ; effort de formation et de recherche en agriculture et agroalimentaire (mesure 36).
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Interrogée sur France Info le 24 octobre, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a indiqué : « Au terme de ces deux mois [de consultation] et de la synthèse que nous ferons des remontées qui nous seront faites, on le déroulera. Donc c’est l’enjeu de l’année 2025. » Le PNACC avait été lancé en 2023 par son prédécesseur Christophe Béchu, en vue d’une présentation fin 2023, avant d’accumuler les retards en raison des échéances politiques et de la dissolution de l’Assemblée.