Le premier rôle dans la gouvernance de la filière reviendrait aux interprofessions régionales, selon le bureau de la Cnaoc (producteurs de vins à AOC) qui a défini sa position le 18 décembre. L’échelon national serait surtout là pour veiller à la cohérence d’ensemble de la filière.
Pour la Cnaoc, au niveau de chaque bassin, « l’interprofession est le lieu où sont définies les politiques économiques professionnelles », c’est-à-dire les politiques les plus importantes. Pour cela, l’interprofession régionale doit être représentative de la profession dans son ensemble. Ses missions : adapter les outils de régulation de marché dans le cadre de l’OCM, assurer la promotion, la régulation économique, les études économiques, la recherche-développement et l’accompagnement des opérateurs. Elle serait également compétente pour émettre des avis sur la politique qualitative (rendements annuels) et la gestion du potentiel (plantation). Une cohérence est nécessaire entre les politiques des interprofessions à l’échelon national.
Le conseil de bassin, composé de représentants des interprofessions, serait un lieu où se définiraient les priorités professionnelles régionales sur les politiques publiques d’accompagnement régionales, nationales et communautaires. Ces priorités seraient différentes de celles revenant aux interprofessions (économiques) ou à l’lNAO et aux organismes de gestion (qualité). C’est un lieu d’échanges entre pouvoirs publics et professionnels régionaux.
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En effet, la politique « qualité », pour les AOC et les vins de pays, ainsi que la capacité de produire (gestion de potentiel, plantations…) seraient confiées aux CRINAO et aux ODG.
Fusions au niveau national
Le niveau de décision national serait en fait moins important que le régional dans la conception de la Cnaoc. Le ministère de l’Agriculture déciderait des priorités et de la répartition des crédits entre régions. Une seule instance, formée du rapprochement entre le Conseil national de la viticulture française (qui réunit les bassins) et le Conseil « vin » de Viniflhor, serait chargée de la concertation entre professionnels et pouvoirs publics. Dans cette configuration, le Cniv (interprofession des vins à appellation d’origine) et l’Anivit (interprofession des vins de table et des vins de pays) fusionneraient afin de permettre une concertation entre régions. L’Office unique (qui remplacera l’actuel Viniflhor) deviendrait une agence administrative unique, exécutant « les politiques publiques d’accompagnement décidées par le ministre à partir des orientations proposées par l’instance nationale de concertation décrite précédemment », selon le schéma envisagé par la Cnaoc.